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Société

Maurice sur liste noire de l'UE : la colère gronde au sein de la Financial Services Commission


Rédigé par E. Moris le Mardi 2 Juin 2020

Les conséquences de l’inclusion de Maurice sur la liste noire de la Commission européenne se font toujours sentir. Cette fois, c’est au sein même de la Financial Services Commission que les répliques suivant le séisme se font sentir.



La FSC est pointée du doigt, accusée d’être responsable des manquements que reprochent les experts européens au pays. Et là, à la FSC, on s’active. Tardivement certes, mais on tente de bouger. 

Ainsi, à partir du 10 juin, tout le personnel de l’institution régulatrice du secteur financier sera impliqué dans une grande opération d’inspections auprès de toutes les compagnies ayant une licence. Ils devront contacter ces compagnies et, munis d’un questionnaire, devront poser certaines questions et tiquer les réponses.

Celles-ci concernent les règlements ayant trait au blanchiment d’argent et aux mesures pour contrer le financement du terrorisme. 

L’objectif est simple. Il s’agit de démontrer qu’outre la législation, les compagnies opérant dans l’offshore ont un processus interne de contrôle efficace contre ces deux fléaux que sont le blanchiment et le financement du terrorisme. 

Nul besoin de dire que cela provoque grincements de dents et colère.

D’autant qu’il est prévu que l’exercice s’échelonne sur deux mois et se fasse sur une base 7 jours sur 7. Certaines catégories d’employés indiquent qu’ils n’étaient pas supposés maîtriser un domaine aussi technique. 

Et dans cette atmosphère de colère, certaines langues se délient.

Ceux ayant des contacts en haut lieu rappellent que  deux départements précis au sein de la FSC ont totalement failli dans leur tâche. D’abord, il y a le département surveillance et le département justement appelé Anti Money Laundering/ Countering the Financing of Terrorism Section. 

L’on soutient que ces deux départements sont dirigés par deux personnes, deux femmes, qui ont été promues dans le sillage de la saga Alvaro/Dos Santos. L’une est une activiste du Mouvement Liberater et de son leader. L’autre est l’épouse d’un ministre.

Et comme toujours dans ces cas, un long réquisitoire est dressé. Les employés en colère évoquent les différentes missions, « qui n’ont rien apporté de concret » de ces deux responsables, les bonus de performance que ces « privilégiées » ont empochés et surtout un nombre impressionnant d’inspections qui n’ont pas été menées.

L'île Maurice sur la liste noire de l'UE pour blanchiment d'argent et financement du terrorisme

Dans les deux derniers cas de figure, des chiffres sont avancés. Passons sur ceux des bonus de performance ! Pour ce qui est des inspections, il y en aurait 400 en souffrance. 

Est-ce que les deux personnes directement responsables, selon ces employés, de la situation ont été ne serait-ce que réprimandées ? Évidemment que non ! L’une a été invitée à apporter son savoir-faire au ministère des Services financiers. Elle est donc très loin du gâchis et l’autre est en charge de l’exercice d’inspections en masse.

Donc, aussi bien placée qu’un Sioux ou un Comanche pour effacer les traces ! Pendant ce temps, le pays paie le prix fort.


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