Environnement

Littoral mauricien en péril : Les Nations Unies démarrent une enquête sur l'utilisation des financements internationales

Jeudi 25 Juillet 2019

Une équipe de l’Independent Office for Audit and Investigations du quartier général de l’UNDP, à New York, enquêtera cette semaine du 27 au 29 juillet à Maurice.


Devant l'impossibilité de se faire entendre, les membres du Colletif Aret Kokin Nou Laplaz (AKNL) sont passés à l'offensive et n'ont eu d'autre choix que de porter sur la scène internationale le combat des dernières plages et derniers écosystèmes du littoral. 

Ils ont alerté les Nations Unies, notamment le siège mondial à New York à savoir le PNUD / UNDP (Programme des Nations Unies pour le Développement / United Nations Development Programme) concernant les incohérences du gouvernement qui d'une part, au nom des conventions internationales signées par l'Etat mauricien, empoche des millions de dollars pour protéger l'environnement, mais qui d'autre part, permet la destruction de ce même environnement côtier par les promoteurs de projets d'hôtel et de villas de luxe.

Les militants estiment que plusieurs "Environmentally Sensible Areas" (ESA), dont des "westlands" sont en danger avec des projets hôteliers. Effectivement la menace qui pèse sur les zones humides aux Salines de Rivière-Noire et à Bel-Ombre, avec la construction de deux hôtels soulèvent des questions concernant l'octroi des permis d’Environmental Impact Assessment (EIA) par le ministère de l’Environnement Etienne Sinatambou.

Les membres d’AKNL ont reçu la visite d’un expert du GEF, Trond Norheim, avant l’arrivée des experts de l’Independent Office for Audit and Investigations. Ceux-ci auront pour tâche d’établir si les fonds du GEF ont été utilisés à bon escient.

Pour rappel, Maurice a obtenu USD 300 M du GEF pour la protection de l’environnement et le développement durable. 





 

Rédigé par E. Moris le Jeudi 25 Juillet 2019