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Société

Liberté d'expression : l'ancien attaché de presse de Sawmynaden joue à la Gestapo


Rédigé par E. Moris le Mardi 9 Février 2021



Liberté d'expression : l'ancien attaché de presse de Sawmynaden joue à la Gestapo
Ce mardi 9 février marque la journée mondiale pour un internet plus sûr, « Together for a better internet » afin de sensibiliser les utilisateurs du web aux bonnes pratiques numériques.

Des accusations d'harcèlement sexuels alléguées refont surface concernant Deepak Balgobin.

Le ministre de la Technologie de l’Information, de la Communication et de l’Innovation Deepak Balgobin fait état de 2051 plaintes enregistrées par le Computer Emergency Response Team du National Computer Board. Ces plaintes concernent principalement le cyber-bullying, les fraudes, les faux profils sur les réseaux sociaux, les propos qui incitent à la haine raciale ou encore le harcèlement, affirme Deepak Balgobin. 
  
Les réactions de Alwin Harry Sungeelee, ancien attaché de presse du ministre de Sawmynaden interpellent

En effet, ce n'est un secret pour personne que Deepak Balgobin présentera prochainement la nouvelle loi sur la cybersécurité au parlement, soit le Cybersecurity and Cybercrime Bill en vue de résoudre le  l’utilisation abusive des médias sociaux à Maurice. Une nouvelle loi considérée comme une arme punitive et répressive à la liberté d'expression. 

Cet ancien journaliste d'une radio privée, appelée "radio sousou"-véritable niche pour le recrutement du gouvernement- a encore frappé

Reconverti en attaché de presse pour le compte de Yogida Sawmynaden alors ministre des Sports puis des TIC, Alwin Harry Sungeelee, a infiltré depuis le réseau de Rama Krishna (Rudy) Veeramundar, nouveau patron du Government Information Service (GIS). Un homme de l'ombre, qui contrôlait un temps, la boîte de propagande de la MBC, et accusé récemment de "harcèlement moral". 

Le toupet de cet ancien journaliste ayant eu sa carte de presse !

C'est sur la page Facebook du Government Information Service que Alwin Sungeelee, (connu pour son "coup de pouce"  lors des dernières élections législatives), s'est fendu de deux commentaires, supprimés depuis, annonçant des sanctions dignes de la Gestapo concernant les "hackers". " Bizin corrige zot ene bon coup, mete zot photo ek zot nom...et surtout kot zot p opérer, kpav gagn sok!!!"....et son indignation concernant les chiffres au niveau local (500) : "Tout sa hacking là"?

Pravind Jugnauth fait arrêter l'ancien ambassadeur Ravin Lochun pour la publication d'une photo

Rappelons que les scandales à la pelle suscitent indignation et colère auprès des Mauriciens, la révolution a commencé via le numérique. Les pages sur les réseaux sociaux se sont multipliées entre responsabilité et conviction citoyenne. D'où une prise de contrôle du gouvernement en perte de vitesse sur les voix dissidentes, quitte à remettre en cause le droit fondamentale des citoyens. 

On assiste à Maurice à une atteinte à la liberté de parole et à la liberté d’expression. Des voix s'élèvent de plus en plus nombreuses pour dénoncer des atteintes intolérables à la démocratie. La question se pose : L'État a-t-il vraiment son mot à dire sur la déontologie de l'information ? La puissance publique peut-elle interférer sur les contenus publiés par des sites et sur des plateformes comme Facebook, sans porter atteinte à la liberté d'expression qui constitue l'un des piliers de notre démocratie ? 


Mardi 9 Février 2021

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