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Société

Les régimes totalitaires pratiquent l’hypercontrôle de l’information en période de Covid


Rédigé par E. Moris le Dimanche 2 Mai 2021

La Chine, l'Iran, Madagascar, l'Inde ou l'île Maurice s’efforcent de limiter l’expression des mécontentements.



Le coronavirus a fait naître une nouvelle tendance, le juteux business des masques de protection respiratoire, des solutions hydroalcooliques, des kits tests et des médicaments antiviraux.

Durant la première vague, la propagation rapide du virus ont poussé de nombreux gouvernements à se battre dans "l'urgence" pour des ventilateurs, des EPI et des kits de test. Dans la panique, certains ont vu une opportunité de profit. C'est ainsi que la pandémie Covid-19 a fait bien des heureux à Maurice. Surtout les proches du pouvoir qui ont bénéficié d’alléchants contrats pour la fourniture d’équipements de protection.

Certains se sont frotté les mains avec l’argent du peuple. Tout cela, sur le chapitre de la procédure d’urgence. L'île Maurice ne fait pas exception.

L'apparition de la pandémie de la Covid-19 a mis à jour les grandes puissances qui n'ont pu endiguer la propagation du coronavirus. D'autres pays, tel que la Chine, l'Iran, Madagascar, l'Inde ou l'île Maurice s’efforcent de limiter l’expression des mécontentements. « Les gens ont peur de parler et de témoigner. Critiquer le gouvernement ou la gestion de la crise sanitaire à visage découvert peut entraîner des pressions ».

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Le blocage du hashtag #ResignModi intervient après que Twitter a été critiqué pour avoir supprimé plus de 50 tweets critiquant la gestion de la pandémie par l’administration indienne après une demande légale du gouvernement indien.

Pas loin de chez nous, alors que le président malgache se vantait de guérir avec une potion, le Covid Organics, un remède traditionnel à base d’artémisia, tout en refusant l'initiative du Covax, le 22 avril, une décision interministérielle a interdit pour quinze jours, au nom de l’état d’urgence sanitaire, la diffusion d’une dizaine d’émissions interactives comportant des interventions d’auditeurs ou des débats politiques, de crainte de « troubles à l’ordre public ». Une décision « disproportionnée, illégale et illégitime », selon Arnaud Froger, responsable du bureau Afrique à Reporters sans frontières (RSF).

« Tous les régimes qui ont pratiqué l’hypercontrôle de l’information ont contribué à la propagation de l’épidémie, comme la Chine. La communication officielle ne remplace pas l’information journalistique », souligne-t-il. Finalement, l’interdiction a été levée lundi 26 avril, sous réserve que les médias respectent une lettre d’engagement déposée auprès du ministère de la communication.

Dimanche 2 Mai 2021

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