Société

Les radicaux islamiques à Maurice

Vendredi 22 Juin 2018

La presse internationale en a fait état. Les services de renseignements et le bureau du Premier Ministre, ainsi que les ambassades sur place, sont aux aguets même si rien ne filtre concernant les Mauriciens qui sont en train de grossir les rangs des organisations islamiques affiliées au terrorisme.


Les radicaux islamiques à Maurice
Le 23 novembre 2015, Business Mag : "Qui sont les radicaux à Maurice"

Cehl Meeah (FsM, ex Hizbullah)

Cehl Meeah est un personnage à la réputation sulfureuse, dont le nom a été associé à l’escadron de la mort, mais il n’a jamais été condamné.

Utilisant clairement des messages religieux pour arriver à ses fins politiques, Cehl Meeah a été député de 2010 à 2014 et depuis, il est moins "inquiétant pour les autorités".

Cela n’a jamais été établi, mais Cehl Meeah pourrait bénéficier d’importants financements de l’Arabie Saoudite. D’ailleurs, il a toujours revendiqué d’importantes connexions dans le royaume, prétextant pouvoir faire augmenter le nombre de visas pour le hadj.

Cehl Meeah déclare que son élection et son évolution au Parlement ont démenti les accusations d’extrémisme portées contre lui.

Niveau de radicalisme : 7/10
Combat : la cause musulmane, selon ses dires
Cibles : les concurrents politiques
Perception de potentiel d’incitation à la violence : 7/10
Perception de potentiel  à affronter les forces de l’ordre : 6/10

Hizb Ut Tahrirn,  Zamzam institute,  Al Huda Wan Noor
Ces trois organisations pratiquent l’islam conservateur. Elles ont chacune été, à un moment, étroitement surveillées et dans certains milieux, au moins deux de ces trois organisations sont taguées pro-Daech.

Fadlur Rahmaan, responsable de la branche locale de Hizb Ut Tahrir, explique qu’il n’est ni radical ni extrémiste, même s’il estime qu’il faut un califat. "Certainement pas à Maurice, et certainement pas à la manière de Daech. Nous ne les reconnaissons pas, et c’est faux, je ne me suis pas rendu en Syrie pour combattre el-Assad".

Sabeer Chowtee, directeur d’Al Huda Wan Noor, ne se considère pas non plus comme étant radical, et dit, au contraire, mener une campagne d’explication pour calmer les ardeurs de ceux qui soutiennent Daech.

Quant à Areff Bahemia, directeur de Zamzam Institute, il dément tout financement étranger et, comme ses deux confrères, se dit totalement opposé à toute forme de violence

Niveau de radicalisme : 7/10
Combat : N/A
Cibles : N/A
Perception de potentiel  d’incitation à la violence : inconnu
Perception de potentiel  à affronter les forces de l’ordre : inconnu


L’homme aux initiales Z.K.

C’est l’homme le plus surveillé du moment.

Au micro, dans une mosquée, il a déjà lancé : "Il faut que nous allions faire la guerre en Syrie".

L’étendue de son réseau n’est pas connue mais c’est un homme fort charismatique.

Les autorités ne le considèrent pas comme une menace sur le  territoire mauricien mais son radicalisme et son soutien presque affiché à Daech font de lui un homme à surveiller.

Niveau de radicalisme : 8/10
Combat : pro-Daech (aucune preuve formelle)
Cibles : N/A
Perception de potentiel d’incitation à la violence : inconnu
Perception de potentiel à affronter  les forces de l’ordre : inconnu

https://business.mega.mu/2015/11/23/qui-sont-les-radicaux-maurice/


https://www.firstpost.com/world/why-mauritius-must-wake-up-to-the-islamic-state-threat-fast-2555616.html


Rédigé par E. Moris le Vendredi 22 Juin 2018

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