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Société

Les publications qui "agacent" : Coup de pub ou coup de pute ?


Rédigé par E. Moris le Vendredi 1 Novembre 2019

Les réseaux sociaux s’enflamment en l’absence de débat d’idées à l'approche des élections générales. C'est un duel virtuel qui oppose les principaux challengers au poste de Premier ministre sur leurs pages officielles respectives.



Clash et bataille d'image avec l'apparition de pages Facebook durant la campagne. C'est à qui, qui aura plus de visibilité.

Quand on n'est pas d’accord, Facebook offre une fonction qui permet de signaler une publication, ce qui a vu -à six jours du scrutin-, plusieurs pages et comptes personnels, groupes, média en ligne, pages satiriques, tout simplement bannis ou supprimés sous le prétexte que ces publications ne sont pas conformes au “community standards”.

On est en théorie libre de dire, d'écrire et de caricaturer. 

Souvenez-vous, dans un passé pas si lointain, les modifications au projet de loi du Judicial Legal and Judicial Provisions Bills votées sous un "faux" prétexte pour tenter d'éradiquer la propagation des fake news sur Internet. Le ministre Yogida Sawmynaden, ministre des TIC sortant s'était essayé a cet exercice avec un piètre résultat. 

L'Attorney General sortant, Maneesh Gobin avait précipité l'introduction de cette loi au Parlement sachant que ce n'est ni plus ni moins une tentative de museler la liberté d'expression.

Ce n'est un secret pour personne, les scandales à la pelle suscitent l'indignation. Si la peur de manifester dans les rues est une réalité, la révolution se fait via le numérique. Les pages sur les réseaux sociaux se sont multipliées entre responsabilité et conviction citoyenne.

ZINFOS MORIS avait dans son édito : " Liberté d'expression à Maurice, la loi qui inquiète", sigalé que la volonté du gouvernement de recourir à l'arme de la loi pour lutter plus efficacement contre les fake news propagées sur Internet, pourrait ouvrir une boîte de Pandore néfaste pour la liberté d'expression.

Que la probabilité d'une prise de contrôle sur les voix dissidentes à l'approche de la période électorale, quitte à remettre en cause le droit fondamentale des citoyens était en cours. L'objectif étant d'éviter que les "perturbateurs" ne viennent s'immiscer dans le débat démocratique au point de modifier l'issue d'une élection, comme en 2014. La Rédaction avait alerté dans ses colonnes que Facebook, Google et Twitter sont particulièrement visés, et qu'il concernera l'ensemble des médias en ligne.

Les publications qui "agacent". Coup de pub ou coup de pute ?

Une plateforme de "news" qui dit prôner un journalisme "responsable" a évoqué, sans « accuser personne », que « depuis hier soir, TOUS les articles »  sur la page Facebook du site renvoyant à son site web « ont été effacés ». 

Est-il pris à son propre piège ? N'est-ce pas ce même "éditorialiste" qui aujourd"hui fait l'objet de censure comme des milliers de personnes depuis que ce gouvernement est en place, a fait honteusement le service après-vente, en servant les plats de Lakwisin à Manesh Gobin dans un semblant de débat ? Le même Gobin qui a précipité la loi Gobin-Jugnauth afin de museler la liberté d'expression sur les réseaux sociaux ! 

Il est bon de rappeler, que parmi les victimes touchées par la censure, l’on retrouve également des internautes lambdas qui ont partagé des publications ou des opinions critiques sur la politique. Nul ne peut déterminer avec exactitude qui est/sont à l’origine de ces censures, car la fonction “signaler” sur les réseaux sociaux est anonyme.



 


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