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Société

Les échecs politiques de Pravind, héritier de la dynastie des Jugnauth


Rédigé par E. Moris le Dimanche 21 Mars 2021



Né sous une bonne étoile avec une chance de cocu, quand Pravind Jugnauth n'est pas comparé à Jésus-Christ himself par ses chamchas de service, le Premier ministre ne manque aucune occasion de nous gratifier narcissiquement de ses propres qualités.

Pourtant depuis le 12 mars, jour des célébrations de la fête de l'indépendance, le Premier ministre a disparu des radars. Confiné dans son manoir à Angus road avec piscine et court de tennis, alors que le petit peuple joue à la débrouille pour s'alimenter et survivre.

Le virus circule et se propage dans différentes régions de l'île. A ce jour, plus d'un millier de familles ont été mis en quarantaine sans ménagement, enfants compris. Le pays coupé du reste du monde, faute d'une stratégie vaccinale et d'anticipation, est en train de devenir un vaste laboratoire pour les vaccins en 'essai clinique" venus de l'Inde ou d'autres pays, dont l'OMS n'a pas donné son aval.

Il voulait à tout prix tenir la ligne qu’il avait édictée depuis le début de la pandémie. Pravind Jugnauth, très mal conseillé, avait décidé, à la surprise générale de ne pas apprendre à "vivre avec" le virus. Il se réjouissait de sa gestion exemplaire, un an plus tard, la potion est amère. Le premier ministre, a été contraint d’annoncer un nouveau tour de vis, avec un deuxième confinement.

Une décision imposée par la poussée de l’épidémie de Covid-19. Ce qui fait dire à ses détracteurs : « Le confinement, c’est ce que l’on fait quand on a tout raté. Le gouvernement fait payer aux citoyens ses échecs répétés et son arrogance. » C’est surtout « l’échec » du « pari » du chef de l’Etat, qui a été pointé du doigt par ses opposants. Les Mauriciens paient au prix fort le pari perdu de Pravind Jugnauth qui, a refusé d’écouter le bon sens.

« Terrible constat d’échec que d’être contraint de confiner une nouvelle fois », souligne les opérateurs touristiques. Sous le feu des critiques, les membres du gouvernement jouent la sérénité, mettant en avant la volonté de leur leader et de son souci permanent de « protéger » les Mauriciens.

Il avait pourtant toute les cartes en main pour les prochaines élections, sa victoire sur la Covid-19. Il devait avec l’éclatement de l’entente de l’opposition, écraser sans effort ses adversaires politiques, et claquer les «frustrés et insignifiants» de la marche citoyenne. Mais à chaque fois, comme durant toute sa carrière politique, Pravind Jugnauth se retrouve toujours devant un précipices d'emmerdes. 

Le fauteuil au poste de Premier ministre était censée lui offrir un destin qui aurait marqué l'Histoire du pays. Or depuis son mandat, il y a eu tellement de remaniements et de démissions au sein de son gouvernement, que l’on ne sait plus où ça commence et où cela va se terminer. On a à peine fait connaissance, qu'on se retrouve face à des absents. 

Nous sommes mal à l'aise de voir un homme pourtant né sous une bonne étoile, causer autant d'embarras à sa dynastie. Si dans le passé, Pravind Jugnauth revendiquait sa filiation « Mo kuma mo papa. Mo piti mo papa!», comme une ultime tentative de se réapproprier un peu de l'aura de son paternel, les observateurs politiques ne peuvent que le contredire dans son échec à se réconcilier avec les Mauriciens et sa gestion des affaires de l'Etat.
 

Dimanche 21 Mars 2021


1.Posté par kersauson de (p) le 21/03/2021 20:02
l Impost ce pinok19
qui aura fait de la star and key enn ilot du 1/3 monde, affamé malade, sans emploi, SANS AVENIR
avant qu'il qu il ne disparaisse sous les eaux !
plouf plouf plouf

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