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Politique

Les drôles allusions de Pravind Jugnauth à Indira Manrakhan


Rédigé par E. Moris le Mardi 24 Novembre 2020



Encore une fois, le Premier ministre a rechigné à répondre aux questions du leader de l’opposition. Ce qui fait que la tranche consacrée à la Private Notice Question a été interrompue à plusieurs reprises, avec le Speaker intervenant à tout bout de champ pour rappeler le leader de l’opposition à l’ordre.

Mais Arvin Boolell, rusé, a durant toute la tranche, fait beaucoup d’allégations avant de gentiment demandé au Speaker de dire les mots qu’il souhaite qu’il retire. Le Speaker a toutefois compris la stratégie au bout d’un moment. 

Mais la PNQ de ce mardi a été marquée par deux phrases du Premier ministre. L’une c’est le « Ta, aller do boufon » qu’il a lancé à un membre de l’opposition. Bon, pas de quoi fouetter un chat ! Mais l’autre phrase est plus pernicieuse.

À un certain moment pour expliquer que malgré le fait que le PTr était aux commandes du pays, il n’a pas été convoqué par l’Icac, Pravind Jugnauth a rappelé qu’Anil Kumar Ujoodha était directeur de l’Icac et un de ses assesseurs était Indira Manrakhan. Jusque-là, ça passe encore. 

Mais après, il a lancé qu’Arvin Boolell et l’ancienne directrice de l’Economic Crime Office se connaissent bien, avec toute l’insinuation que l’on pourrait soupçonner derrière ces propos. Et d’ajouter que le leader de l’opposition peut, de ce fait, aller demander à Indira Manrakhan pourquoi il n’a jamais été convoqué. 

Invité à retirer ses propos, suite à un point de droit soulevé par Patrick Assirvaden, Pravind Jugnauth l’a fait. Mais il a indiqué qu’il n’a fait que dire qu’Arvin Boolell et Indira Manrakhan se connaissent. 

Voilà des dirigeants qui prétendent être des grands défenseurs de la cause féminine mais qui, lorsqu’ils se retrouvent dos au mur, n’hésitent pas une seule seconde à patauger dans une forme de bassesse infecte.


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