
La Justice américaine a condamné Monsanto à verser 289 millions de dollars à un jardinier atteint d’un cancer après avoir utilisé du Roundup contenant du glyphosate.
Son usage suscite plus que jamais la polémique. En effet, l’herbicide est considéré comme probable cancérigène. Et le procès remporté vendredi dernier aux États-Unis par un jardinier américain en phase terminale d’un cancer du système lymphatique n’est pas pour rassurer quant à son usage.
À Maurice, l’herbicide est pourtant toujours utilisé en agriculture, des champs de cannes aux petites plantations. C'est la substance active appelée glyphosate qui est néfaste pour la santé et contiendrait selon des recherches des ingrédients cancérigènes.
Si les planteurs n’ont plus le droit d’utiliser les produits à base de glyphosate dans les champs de légumes avec l’introduction de l’Use of Pesticides Act, voté le 3 juillet dernier. La réalité est toute autre car aucune inspection réelle n'est faite.
La situation est d’autant plus inquiétante que jusqu’à présent, il n’y a aucune agence qui s’occupe du contrôle de pesticide, d’insecticide ou de fertilisant dans le pays.
Ces produits sont utilisés avant l’ensemencement ou après la récolte. Dans des vergers, il est répandu même sous les arbres fruitiers pour éliminer les mauvaises herbes
Lors du lancement d’une campagne sur les maladies non-transmissibles, le ministre de la Santé, Anwar Husnoo s'est dit très inquiet que 2500 nouveaux cas de cancer sont enregistrés et recensés en 2017 à Maurice. Une situation alarmante qui mérite de déterminer les causes si ce n'est des chiffres précis.
Au niveau des professionnels de la santé, le Dr Mohammad Isshaq Jowahir, vice-président de la Private Medical Practitioners’ Association, est catégorique : la hausse du nombre de cas de cancer à Maurice est, entre autres, liée à l’utilisation non réglementée de pesticides. «Les pesticides sont liés au cancer, aux maladies respiratoires, à l’infertilité, voire aux maladies de la peau.»
On le sait dans le profit à tous prix, certains propriétaires agricoles abusent des pesticides. Dans bien des cas, le taux de pesticide autorisé dans les fruits et légumes est supérieur au Maximum Residue Level.
Comme un scandale entraîne un autre, lors des travaux du réseau de la Central Water Authority dans la région de Rose-Hill, à la rue Vandermesh, entre fuites et tuyaux cassés. Le directeur de la CWA, Yousouf Ismael, confirment que les tuyaux de la CWA étaient datés de plus de 70 ans.
Les fouilles ont permis de confirmer que ces tuyaux contenaient de l’amiante !
Dans une quasi indifférence, cette information des risques sanitaires sur la santé des consommateurs est passée à la trappe.
A Maurice, entre la prise de conscience, les problèmes sanitaires et le délai de réaction des pouvoirs publics confrontés au lobbying des industriels, on préfère tout minimiser. Quitte à chercher des solutions quand il est déjà trop tard.
Sensibiliser la population sur les facteurs à risque est une chose, le projet de centre de cancer se fait toujours attendre. Les patients, qui ont les moyens, optent pour une prise en charge médicale à l'étranger, les autres font face à des services hospitaliers totalement submergés. Quand ce n'est pas les appareils qui tombent en panne, c'est souvent une mauvaise gestion de médicaments qui fait défaut.
Les industriels entre temps continuent d'arroser les poisons sur le marché. Pour se donner bonne conscience, l'état nous invite à manger plus sain avec 5 fruits et légumes !
Son usage suscite plus que jamais la polémique. En effet, l’herbicide est considéré comme probable cancérigène. Et le procès remporté vendredi dernier aux États-Unis par un jardinier américain en phase terminale d’un cancer du système lymphatique n’est pas pour rassurer quant à son usage.
À Maurice, l’herbicide est pourtant toujours utilisé en agriculture, des champs de cannes aux petites plantations. C'est la substance active appelée glyphosate qui est néfaste pour la santé et contiendrait selon des recherches des ingrédients cancérigènes.
Si les planteurs n’ont plus le droit d’utiliser les produits à base de glyphosate dans les champs de légumes avec l’introduction de l’Use of Pesticides Act, voté le 3 juillet dernier. La réalité est toute autre car aucune inspection réelle n'est faite.
La situation est d’autant plus inquiétante que jusqu’à présent, il n’y a aucune agence qui s’occupe du contrôle de pesticide, d’insecticide ou de fertilisant dans le pays.
Ces produits sont utilisés avant l’ensemencement ou après la récolte. Dans des vergers, il est répandu même sous les arbres fruitiers pour éliminer les mauvaises herbes
Lors du lancement d’une campagne sur les maladies non-transmissibles, le ministre de la Santé, Anwar Husnoo s'est dit très inquiet que 2500 nouveaux cas de cancer sont enregistrés et recensés en 2017 à Maurice. Une situation alarmante qui mérite de déterminer les causes si ce n'est des chiffres précis.
Au niveau des professionnels de la santé, le Dr Mohammad Isshaq Jowahir, vice-président de la Private Medical Practitioners’ Association, est catégorique : la hausse du nombre de cas de cancer à Maurice est, entre autres, liée à l’utilisation non réglementée de pesticides. «Les pesticides sont liés au cancer, aux maladies respiratoires, à l’infertilité, voire aux maladies de la peau.»
On le sait dans le profit à tous prix, certains propriétaires agricoles abusent des pesticides. Dans bien des cas, le taux de pesticide autorisé dans les fruits et légumes est supérieur au Maximum Residue Level.
Comme un scandale entraîne un autre, lors des travaux du réseau de la Central Water Authority dans la région de Rose-Hill, à la rue Vandermesh, entre fuites et tuyaux cassés. Le directeur de la CWA, Yousouf Ismael, confirment que les tuyaux de la CWA étaient datés de plus de 70 ans.
Les fouilles ont permis de confirmer que ces tuyaux contenaient de l’amiante !
Dans une quasi indifférence, cette information des risques sanitaires sur la santé des consommateurs est passée à la trappe.
A Maurice, entre la prise de conscience, les problèmes sanitaires et le délai de réaction des pouvoirs publics confrontés au lobbying des industriels, on préfère tout minimiser. Quitte à chercher des solutions quand il est déjà trop tard.
Sensibiliser la population sur les facteurs à risque est une chose, le projet de centre de cancer se fait toujours attendre. Les patients, qui ont les moyens, optent pour une prise en charge médicale à l'étranger, les autres font face à des services hospitaliers totalement submergés. Quand ce n'est pas les appareils qui tombent en panne, c'est souvent une mauvaise gestion de médicaments qui fait défaut.
Les industriels entre temps continuent d'arroser les poisons sur le marché. Pour se donner bonne conscience, l'état nous invite à manger plus sain avec 5 fruits et légumes !