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Société

Le coup de semonce du Cardinal Piat fait trembler le gouvernement


Rédigé par E. Moris le Mercredi 9 Septembre 2020

Cette année marque le 179ème anniversaire de l’arrivée du Père Laval à Maurice et le 156ème anniversaire de sa mort. Le thème du pèlerinage cette année est «Konfians pa per! Mo avek zot».



Dans son homélie à l’occasion du pèlerinage de Père Laval hier, mardi 8 septembre, le Cardinal Maurice Piat est revenu sur l'actualité. Et le moins qu'on puisse dire, c'était une virulente sortie contre le gouvernement. De l'avis de tous, la voix de l'Eglise a été sans appel.

Le Premier ministre Pravind Jugnauth était également présent à Sainte Croix, accompagnés par des membres du gouvernement, notamment les ministres Alan Ganoo, Nando Bodha, Avinash Teeluck, Joe Lesjongard et Steven Obeegadoo. 

Si le Cardinal Maurice Piat a appelé à l'unité de tous afin de sortir de ces moments difficiles auxquelles le pays fait face actuellement, le message délivré était clair : «Le peuple Moris pe souffer. Les autorités de l’État bisin à l’ecoute de la société civile»

Drogue, Wakashio et squatters, dauphins échoués, marche du 29 août...

Les zones d’ombres entourant le naufrage du MV Wakashio était au centre du discours du Cardinal :  «Eski nou ti kapav empess sa bato la approche sa kantité la ? Eski ena trafik ladrog ladan ? Eski li normal ki sa kantite lapparey la, ban radar ban helikopter pa pe fonksione ?». La tragédie des dauphins et du naufrage du remorqueur Sir Gaëtan, on aussi été évoqués.

Pour le Cardinal Piat, il ne fait aucun doute que la drogue continue de faire des ravages dans la société mauricienne. Steeven Obeegadoo n'a pas été oublié...c'est dans un ton accusateur que le Cardinal a mis les points sur les i concernant ceux qui dorment sous des “tentes” depuis plus de 100 jours, «Parmi ban fami skwater, pa tout ki froder».

La marche du 29 août avait pour but d’exprimer cette souffrance. «Derrière les critiques et la colère, il y a une souffrance qu’il faut écouter». Les Mauriciens se sont exprimés car ils estiment que le pays est malade. «Il y a la maladie de la drogue, de la corruption, du communalisme».

Pour ce dernier, « Nous  devons faire comme le Père Laval, ki ti ekout so pep, ekout la soufrans ki derier sa ».


 


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