Politique

Le MMM veut que la justice puisse continuer à autoriser le mariage à moins de 18 ans

Samedi 21 Septembre 2019

Au MMM, ils ont étudié « sérieusement » la question… pour être d’accord avec Shirin Aumeeruddy-Cziffra. C’est-à-dire qu’il ne faut pas enlever le pouvoir accordé aux parents et à la justice - ou plutôt en accord avec la justice – de permettre à un jeune de moins de 18 ans de se marier. 

En conférence de presse ce samedi, Paul Bérenger s’est lancé dans une explication complexe pour ne pas dire simplement – et peut-être avec raison – que dans certains cas bien spécifiques le mariage pourrait être dans l’intérêt d’un jeune de moins de 18 ans. D’où le fait que Paul Bérenger a beaucoup cité Shirin Aumeeruddy-Cziffra sur cet aspect. 

L’ancienne Ombudsperson for Children a accordé une interview au Défi Plus ce matin (samedi) dans laquelle elle estime que la justice doit avoir son mot à dire dans tout mariage de mineur (moins de 18 ans), même si les parents ont donné leur aval. 

Les mauvaises langues disent que les mêmes lobbies qui ont poussé le gouvernement, notamment la ministre concernée, à ne pas rehausser l’âge légal du mariage pourraient aussi avoir sévi dans le camp mauve. 

Le MMM n’est pas non plus d’accord avec l’âge de la responsabilité pénale, qui a été fixée à 12 ans. Sur cet aspect, le leader a été plus direct. Le MMM veut qu’il soit rehaussé à 14 ans. 

Outre ces deux aspects, le MMM est d’accord avec les dispositions du Children’s Bill, sur lequel les débats vont démarrer ce mardi. Le leader du MMM a même déclaré qu’il est « bon à 95% ». 

Sur les autres points abordés par le MMM, notons la politique. Paul Bérenger a déclaré qu’il n’y a pas de discussions au sujet de la réforme électorale. Néanmoins, il a indiqué qu’un mini-amendement pour permettre aux candidats de ne pas décliner leur appartenance ethnique, s’ils ne le veulent pas.

Rédigé par E. Moris le Samedi 21 Septembre 2019

Nouveau commentaire :

Règles communautaires

Nous rappelons qu’aucun commentaire profane, raciste, sexiste, homophobe, obscène, relatif à l’intolérance religieuse, à la haine ou comportant des propos incendiaires ne sera toléré. Le droit à la liberté d’expression est important, mais il doit être exercé dans les limites légales de la discussion. Tout commentaire qui ne respecte pas ces critères sera supprimé sans préavis.