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Société

Le Défi et la classification de ses journalistes


Rédigé par E. Moris le Mercredi 19 Février 2020



Après avoir réduit l’information à un simple produit de consommation, Le Défi consacre son entreprise comme tout autre entreprise commerciale, en lançant Le Défi Training School et ses Multimédia Journalism Courses. 

On passe donc d’une objectivation de l’information comme simple produit de consommation à une subjectivation de la volonté de l’entreprise de faire passer le profit avant l’information de qualité, puisque maintenant ses employés cadres concourent à la profitabilité effective de l’entreprise, en donnant des leçons dans sa propre « training school ». 

On passe aussi à une autre époque dans le recrutement de journalistes. Le Défi révolutionne le genre, dans le sens où un candidat débourse  Rs 10 000 pour être admis à l’école, est formé par les employés cadres, puis aura la possibilité d’être employé par la suite. 

Ce qui entraînera la création de deux catégories de journalistes au sein du Défi, l’une ayant été recrutée par la voie traditionnelle, au mérite direct, et l’autre grâce à une contrepartie financière, au mérite différé. 

Celle étant passée par l’école du Défi sera-t-elle vue comme ayant plus de droits et de légitimité, puisqu’ayant participé à la bonne santé financière de l’entreprise, que l’autre catégorie ?

D’aucuns qui connaissent la maison savent les relations industrielles orthodoxes, ou peu catholiques, qui prévalent au Défi, entre le recours abusif, dans la légalité certes, de contrat à durée déterminée des journalistes, voire des conditions de travail instables et changeantes qui s’apparenteraient, parfois, à des « constructive dismisall ».

À la direction du Défi, à ces doutes, la réponse du Colonel, qui est devenu accessoirement économiste, on la connaît déjà : ce sera « business as usual », ou certainement encore, pour reprendre James Carville : « It’s the economy, stupid ! »


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