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Politique

La schizophrénie pathologique de Pravind Jugnauth emmène l'île Maurice vers la dictature


Rédigé par E. Moris le Vendredi 31 Juillet 2020



C'est un pays qui a fait de la médiocrité la grande aspiration nationale, poursuivie par des hommes politiques sans scrupule. La volonté du gouvernement mauricien de recourir à l'arme de la loi pour restreindre la liberté des citoyens inquiètent les légistes et les instances internationales, fait fuir les investisseurs et surtout éloigne définitivement le retour de la diaspora.

Depuis quelques mois, des événements très graves se passent à Maurice, des voix s'élèvent de plus en plus nombreuses pour dénoncer des atteintes intolérables à la démocratie.

Les scandales pour corruption qui plombent le gouvernement du clan Jugnauth, rajoute la méfiance des investisseurs. Sans compter que le pays est inscrit sur la liste noire de l'Union européenne pour blanchiment d'argent et financement du terrorisme.

Ironie du sort, le destin politique de Pravind Jugnauth se retrouve une fois de plus, après l'affaire Medpoint, entre les mains de la justice.

C'est sous fond d'élections "truquées", avec des pétitions électorales toujours en attente en cour, que Pravind Jugnauth s'est installé dans le fauteuil de son père, (ayant toutefois une épée de Damoclès sur la tête), pour devenir le nouveau empereur de son royaume.

Entre-temps, ce sont ses méthodes pour museler et stigmatiser la presse dite libre et indépendante qui prend une ampleur sans égale, tout comme la liberté des citoyens.

Les incidents et tentatives d'intimidation qui s'apparente à un Etat policier, sont nombreuses et ont amené des milliers de mauriciens à descendre récemment dans la rue pour dénoncer l'oppression du régime au pouvoir. Ils sont également de plus en plus nombreux à braver la loi Gobin/Jugnauth sur le net, qui a pour but de museler la liberté d'expression dans le pays. Les pages sur les réseaux sociaux se sont multipliées entre responsabilité et conviction citoyenne. D'où une prise de contrôle du gouvernement sur les voix dissidentes, quitte à remettre en cause le droit fondamental des citoyens. 

Arrestations, amendes, blâme...

Une ex-présidente de la République qui jouit d'une grande renommée internationale, traînée dans la boue, un ancien ambassadeur ou des internautes partageant des publications "humoristiques" se font arrêter de façon arbitraire par le gouvernement et ses sbires.... Les signes auraient pourtant dû nous alerter. Les Mauriciens ont appris à découvrir un Pravind Jugnauth obsédé par la politique de la "braguette ouverte" en pleine campagne électorale. Les enjeux économiques et politiques ont été réduits à savoir qui a la plus grosse ou la plus petite dans son caleçon ! 

La politique de la "braguette ouverte" du clan Jugnauth

Navin Ramgoolam et son passé d'homme à femmes, était «l’homme à abattre». Des "mercenaires" de la presse, aidé par un bookmaker, avaient franchit la ligne rouge, jusqu'à dévoilés des photos intimes et volées de la vie privée de l'ancien Premier ministre. Sans surprise la fille de Nandanee Soornack, a misérablement joué à la marionnette entre les mains des adversaires politiques en manque d'arguments, visant à nuire au père de sa petite soeur.

C'est le même Pravind Jugnauth, non sans rire, qui lors d'une réunion du comité régional du MSM de la circonscription numéro 8 (Moka/Quartier-Militaire) à Saint-Pierre, hier vendredi 31 juillet, a affirmé dans une attitude schizophrène qu'il ne pardonnera pas à ceux qui ont attaqué sa famille.

 « Mo pou tir zot manze. Mo finn servi zot ene papier ». 

Il est revenu sur les accusations de l’opposition et les "fausses informations" sur lui, faisant référence à la fermeture des frontières qui a profité à sa famille. Puis fier de son trophée, comme un chasseur face à sa proie, il a prit pour exemple, une internaute qu'il a fait condamnée à une amende de Rs 25 000 pour avoir tenu des propos "offensants" à son égard. « Mo pas pou laisse passer aste. Ena lot encore pou gagner la ». A ce rythme, Pravind Jugnauth est-il prêt à faire enfermer plus de 60% des Mauriciens qui n'ont pas voté pour lui ou ont une opinion contraire ?

Sans «liberté de la presse c'est la dictature»

Des méthodes de dictatures sont évoquées par les observateurs politiques qui observent avec pertinence, que si l'on veut préserver la démocratie, telle que nous la connaissons, il faut une presse libre et souvent une presse d'opposition. Sauf que Pravind Jugnauth a renouvelé son mépris envers les médias, qui ne font pas signe d'allégeance, en les traitant de lâche. 

A défaut d'argument constructif et de leadership, c'est en attisant la braise du communalisme en véritable pyromane, que le Premier ministre est revenu sur la polémique entourant Joanna Bérenger qui, selon lui, avait lancé le mot « zako » envers la majorité gouvernementale. « Lepok lesclavaz ki proprietaire esclave ti pe dir zako. Ala mentalite. Mo sagrin mo trouve ene jeune dire sa. » Une manipulation et interprétation grossière sciemment de la part du chef du gouvernement, totalement hors contexte. Pas un mot par contre, du Code noir brandit au sein du Parlement !

Un dangereux virage que Pravind Jugnauth franchit tel un bolide fou...

A lire également : Opinion : La chance de cocu des Jugnauth

 


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