Environnement

La réponse cinglante du collectif AKNL face au gouvernement qui accentue les coups de pression

Vendredi 22 Février 2019

Si il y a bien une chose qui peut nous unir en tant que peuple mauricien, c'est la protection de l'environnement et la préservation de notre patrimoine. Il faut croire, chose n'est pas coutume, que le gouvernement a trouvé face à eux, de très fortes têtes qui n'hésitent pas à braver face aux pressions utilisées contre eux.


Le collectif AKNL, lors de sa conférence de presse ce vendredi 22 février, ne baisse pas les bras et affirme «Zot pé pran nou pou bann gran imbécile. Bizin cancel tribunal de l’environnement.»

Le ministre Etienne Sinatambou, quasi invisible ces derniers temps, a été la cible de critiques ciblées et nourries.

AKNL n'en démord pas et persiste et signe. Selon eux, l’Environment Impact Assessment (EIA) du projet hôtelier de la compagnie West Coast Leisure Ltd, à Beau-Champ, Bel-Ombre, ait été accordé dans des conditions douteuses. 

Concernant l'interdiction du droit des mauriciens à manifester, encore une énième hérésie à mettre à l'actif de ceux qui pensent faire la pluie et le beau temps sur l'île. Un ordre d'injonction totalement disproportionné et irrationnel dans un état de droit.

Yan Hookoomsing menace de solliciter l'intervention des organisations internationales si sa lettre adressée au ministre Etienne Sinatambou demeure sans réponse. Il entend demander de révoquer le permis EIA licence.

L'arrestation arbitraire de David Sauvage, militant et activiste du collectif Rezistans ek Alternativ a été aussi mis sur le tapis. Une descente policière à son domicile dans la matinée d'hier, jeudi 21 février, est marquée d'une pierre blanche.

Il a été arrêté à la suite d'une manifestation à Pomponette en mars 2018. Soit presque un an après ! Une tentative d'intimidation grotesque alors que rappelons le, la bataille légale pour sauver les wetlands que NMH s'apprête à détruire bat son plein en ce moment au Tribunal de l'environnement. 

Sans parler de la position très tranchée d'Ivan Collendaveloo et de Mahen Seeruttun pour défendre le projet de NMH, un groupe connu comme un des grands donateurs des partis politiques lors des campagnes électorales. Un Ivan qui avait d'ailleurs "félicité" les "taperr" venus menacer les militants écologistes. 

 


Rédigé par E. Moris le Vendredi 22 Février 2019