La Mauricienne

[La Mauricienne] L'escroc mythomane

Lundi 24 Septembre 2018

L'escroc mythomane n'en finit pas de faire parler de lui et toujours pour de mauvaises raisons. Ce type est un sac d'emmerdes à lui tout seul. Quand ça ne fait pas pleurnicher un Attorney General sur les ondes d'une radio privée, il est toujours au centre des situations les unes plus rocambolesques que l'autre.


Si en France ils ont Christophe Rocancourt qui a défrayé la chronique avec ses arnaques en s'inventant 100 visages, autant d’identités pour plumer, vider, extorquer, voler, avec une prédilection pour le show business et celui d’Hollywood en particulier. A Maurice nous avons notre Rahim !

On se souvient tous d’Emile Gravier dans la Cité de la Peur : “on peut tromper une personne mille fois. On peut tromper mille personne une fois. Mais on ne peut pas tromper mille personnes, mille fois.” Certains ont pourtant parfaitement réussi à le faire, souvent avec style… 

L'escroc mythomane, qui est impliqué dans une affaire d’escroquerie, accusé de sextorsion, d’extorsion de fonds, de coups et blessures sur une jeune femme. Lui qui fut érigé comme un "lanceur d'alerte" sorte de héros justicier par l'Express, ne cesse de mener en bateau tout son monde.

Il se retrouve encore dans une histoire de la "veuve et l'orphelin". Samedi soir, un banal fait divers comme un autre éclate. Un conflit conjugal à Nouvelle-France oppose Pratima Auckel et son époux. Ce dernier a débarqué avec son frère et trois policiers.

Vishal Auckel contestait la présence de Rahim à son domicile. Selon un ordre émis par la Cour, Rahim ne devrait pas être présent lorsque son fils de 3 ans est avec son ex-femme.

Pour rappel, le Rahim avait agressé Vishal Auckel devant le poste de police de Nouvelle-France, le 23 juin 2018.

Pour justifier sa présence, le Rahim explique qu'il était chez son « amie » Pratima Auckel en compagnie de Catherine Boudet et d’un ami. Catherine Boudet avait été sollicitée pour une session de Reiki car Pratima ne se sentait pas bien.

Alerté par la présence inopportune de Rahim chez son ex belle-soeur, le frère de Vishal Auckel est revenue avec ce dernier tout en prévenant la police. 

Selon la version de Rahim et celle qui est venue faire une séance de Reiki, les policiers sont entrés dans la maison sans mandat de perquisition et ils empestaient...l’alcool. Mieux. Elle aurait été malmenée.

Comment détourner l'attention sur une affaire grave lorsqu'on continue impunément à interpréter la loi comme bon le semble, alors qu'un ordre de la Cour pèse sur la mère qui héberge son enfant durant le week-end.

La Police Officers Solidarity Union n'a pas tardé à réagir fermement et réfute les allégations des deux protaganistes. Le "chauffeur" et celle qui est venue faire du Reiki à son amie "malade".

Jaylall Boojhawon, le président de la Police Officers Solidarity Union soutient que ces personnes n’avaient pas le droit d’être sur place et que la police a agi correctement.

Cet enfant de quatre ans ne devait être en contact qu’avec sa mère. En aucun cas avec des tierces personnes. Comme le stipule un ordre de la cour interdisant à toute personne de passer la nuit chez la mère de famille. 

Ce qui a amené le père de famille a appelé le poste de police de Nouvelle-France. S’en est suivie une descente au domicile de la maman.

Dans une version ubuesque, Catherine Boudet affirme.

«Je lui ai rendu visite à sa demande. Elle avait fait appel à moi pour faire une thérapie Reiki. La police ne m’a même pas demandé si j’allais passer la nuit. D’ailleurs, même si j’allais rester, est-ce que cela aurait été un crime, compte tenu de son état ? Si je n’avais pas fait de déplacement, cela aurait été un cas de non-assistance à personne en danger» 

Offrir une séance de Reiki à une personne malade et affirmer que si elle n'avait pas fait le déplacement ce serait un cas de non-assistance à personne en danger...

A se demander si on marche sur la tête et si il n'y aurait pas justement à poursuivre ce genre d'illuminés qui se substituent aux professionnels de santé. 

Quand à Rahim, entre ses démêlés judiciaires, La Mauricienne suggère une reconversion dans le cinéma. Le secteur cinématographique est en pleine expansion, sait-on jamais !

Rédigé par La Mauricienne le Lundi 24 Septembre 2018

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