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International

La Grande Bretagne mise surtout un dangereux précédent pour demander le rejet de la résolution… ou l’abstention


Rédigé par E. Moris le Mercredi 22 Mai 2019



La Grande-Bretagne, selon sa représentante, est non seulement un partenaire économique privilégié de Maurice, mais aussi un ami et un allié.

Mais elle a immédiatement ajouté que les installations de défense dans l’Océan Indien permettent d’assurer la sécurité dans cette région du monde, notamment contre le terrorisme, la piraterie et le trafic de stupéfiants. 

De plus, a-t-elle ajouté, il y a aussi un système de surveillance sismique, qui a été utile lors du tsunami mais aussi les tremblements de terre aux Philippines et même après la disparition du vol 370 de Malaysian Airlines. 

Elle a rappelé que le Grande-Bretagne a pris l’engagement de céder le territoire des Chagos une fois que ces îles ne seront plus utiles à des fins de défense. 

Concernant le plan de relogement dans l’archipel des Chagos, elle a indiqué que c’est après une étude indépendante que la décision a été prise de ne pas aller de l’avant avec ce projet. Car non seulement cela pourrait impacter sur les installations de défense, mais aussi cela aura un coût onéreux. 

À la place, le gouvernement britannique prévoit d’aider les communautés chagossiennes à Maurice mais aussi aux Seychelles en leur octroyant une enveloppe de 50 millions de dollars. 

La représentante britannique a rejeté « les allégations » du Premier ministre que le Royaume Uni aurait commis « un crime contre l’humanité ». Cependant, elle a indiqué que la Grande-Bretagne regrette la façon dont les Chagossiens ont été enlevés de leurs îles natales. 

Concernant un autre point évoqué par le Premier ministre mauricien, elle a indiqué que la Grande-Bretagne aurait été heureuse de venir avec une résolution commune mais que le fossé séparant les positions respectives ne le permet pas. 

Elle a aussi insisté que l’avis consultatif émis par la Cour internationale de justice reste une opinion non contraignante, alors que l’accord de 1965, selon elle, « est contraignant… tout comme l’accord entre le Royaume Uni et les États-Unis ». 

Mais le point sur lequel insiste la représentante britannique reste le dangereux précédent qu’une telle situation peut créer. « J’invite tous les États membres à réfléchir sur cet aspect… On ne peut utiliser un avis consultatif pour régler un différend entre deux pays. Avec cette résolution, n’importe quel différend bilatéral peut se retrouver devant la Cour internationale de justice. Cela, sans que les deux pays ne soient d’accords. Ce sera un dangereux précédent qui mérite un vote négatif… ou alors qui justifie l’abstention », a-t-elle souligné.

Mercredi 22 Mai 2019

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