Société

La France déjà prise pour cible lors des attaques à l'île Maurice

Dimanche 24 Juin 2018

Zinfos Moris revient sur les attaques dont l’ambassade de France à Maurice et l’hôtel St-Georges ont été la cible dans la nuit du 30 mai 2016. Un nom revient au cours de l'enquête et qui lui vaudra une interpellation : Nadeem Eddoo, président de la Voix musulmane.


La France déjà prise pour cible lors des attaques à l'île Maurice
Dans la nuit du 30 mai 2016, l’ambassade de France à Maurice et l’hôtel St-Georges ont été la cible d'attaques. 

Pour l’ambassadeur français à Maurice, ce qui s’est produit dans la nuit du dimanche au lundi 30 mai est très grave. La sécurité a été renforcée ainsi que celle des agents de l'ambassade. Et au vu de la gravité de la situation, le ministère français des Affaires étrangères a été informé.
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On pouvait lire sur des murs aux alentours de l’ambassade de France et de l’hôtel St-Georges 
«"Vous n’êtes plus en sécurité ici. On va vous massacré. Etat Islamique"

Et à l’arrière du bâtiment abritant l’ambassade de France, sur une porte était écrit "Etat Islamic" et à gauche :
"Cela c’est pour avoir insulter notre prophète (psl) Abu Bakr Baghdadi. Allahu Akbar. Nous sommes partou!"
Selon le témoignage d'un vigile en poste devant l’hôtel St-Georges ce soir là, il aurait vu deux des trois individus. Les voyous auraient fait des graffitis sur un mur donnant à l’angle des rues St-Georges et Desroches. Le vigile aurait alors appelé un collègue. En les voyant, les deux individus se sont enfuis. 

Une demi-heure plus tard, ces hommes seraient revenus et ont tiré des coups de feu. L’ambassade de France a été la première touchée. Deux coups de feu ont été tirés en direction du bâtiment. L’une des balles a atteint une imposte et la seconde s’est logée dans un mur. L’hôtel St-Georges a ensuite été pris pour cible. Deux balles ont traversé une baie vitrée. 

La direction de l’hôtel St-Georges a alors fait appel à la police. Selon le commissaire de police Mario Nobin, quatre personnes avaient été interrogées, dont les deux vigiles de l’ambassade. Deux armes différentes ont été utilisées, dont un fusil de chasse. Les policiers misent sur les caméras de surveillance et la récolte des indices sur le terrain pour retrouver les auteurs de cet acte.

Si on se réfère à l'enquête, trois individus portant des capuchons sont toujours activement recherchés. Ces suspects, qui se déplaçaient à bord d’un tout-terrain, ont été filmés par les caméras de surveillance de l’ambassade et de la police. 

Selon une source policière proche de l’enquête, les caméras ne devraient pas être d’une grande aide aux enquêteurs, étant défectueuses. Information démentie par la cellule de communication de la police.

"Aucune des caméras de surveillance n’est défectueuse, soutient Shiva Coothen, Inspector in Charge du Police Press Office. Au contraire, nous sommes en train d’analyser les images pour l’enquête, même de celles aux abords de l’ambassade.»

L'enquête est en cours... depuis le 31 mai 2016

La France déjà prise pour cible lors des attaques à l'île Maurice

Rédigé par E. Moris le Dimanche 24 Juin 2018

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