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Société

L'interventionnisme politique de l'ICTA de censurer les réseaux sociaux, un fait sans précédent à l'île Maurice


Rédigé par E. Moris le Samedi 24 Avril 2021



Dick Ng Sui Wa, Chatwa par excellence, doit sentir violement le coup de rotin de bazar sur ses fesses ! Son "Consultation Paper" et sa tentative de réguler, ou carrément censurer, les publications et commentaires sur les réseaux sociaux, ont crée un tsunami de contestations  tant local qu'au niveau international.

En effet, les observateurs et régulateurs à l'étranger observent la dérive dangereuse de cet organisme d'Etat de vouloir freiner la liberté d'expression à l'île Maurice.

Le tollé est si énorme que l’«Information and Communication Technologies» (ICTA) et son président sont forcés de reculer. Déjà, ils ont dû expliquer, via communiqué et déclarations, que les communications privées ne sont pas concernées… du moins sur les services de messagerie comme Whatsapp et autres. Dick Ng Sui Wa se contredit pourtant, les réseaux sociaux sont ciblés par les amendements de cette loi scélérate.

Quand Dick Ng Sui Wa ne veut pas mettre un bâillon aux rédactions de presse, il assure non sans rire, que ses intentions sont bonnes. L’objectif de l'ICTA est clair, avoir la liberté d'enquêter sur les abus et mauvaises utilisations des réseaux sociaux, notamment sur Facebook. Une plateforme qui prend de l'ampleur par les prises de position des internautes anti gouvernementale. 

Atteinte à la liberté d’expression et au respect de la vie privée

Ces amendements peuvent devenir une réalité et créer ainsi un précédent. Par exemple, admettons si deux Mauriciens publient exactement le même message jugé "diffamatoire", l'un habite à Maurice et l'autre à l'étranger. L'ICTA sera en mesure de censurer le message du Mauricien résidant à Maurice, en passant par le IP address de l'utilisateur pour pouvoir crypter les messages et éventuellement le censurer. Cette loi serait ainsi discriminatoire à plus d'un titre au détriment du Mauricien habitant à Maurice. 

Ne risque t-on pas de créer des réseaux parallèles ou la création de trolls depuis l'étranger, plus puissant et incontrôlable ?

Tout le monde sait que si la loi est trop répressive, elle sera de facto contourner. Donc, suivant la logique de l'ICTA, un mauricien résidant à Maurice sera sanctionner, son message filtré et éventuellement censurer. Celui résidant à l'étranger n'aura pas à s'inquiéter.

Les amendements proposés par l’ICTA sont tellement grossières et disproportionnés qu'on se demande qui a pu pondre une telle bêtise ! A l'ère de la révolution numérique, chaque seconde, chaque minute, chaque heure des publications sont publiées sur les réseaux sociaux par des internautes mais aussi les médias, dans un flot continu et ininterrompu. Bien malin celui qui va trier et sélectionner ce qui est "bon" à publier ou pas.

Ce procédé n'est pas sans rappeler l'Arabie Saoudite ou encore le Pakistan, ou les magazines ou toute production presse (livre d'auteurs, presse magazine...) sont soumis à un "comité" de censure, qui donne au gouvernement le droit "moral" de flouter les pages, voir de les arracher !

Le pouvoir moral de donner au nouveau régulateur le choix de décider s’il doit censurer ou non des publications, de décider ou non ce qui est légal ou pas, sans en référer aux cours de justice est une atteinte directe aux Droits de l'Homme et des citoyens. La charia version mauricienne risque de faire fuir les touristes et investisseurs étrangers. Qui acceptera de venir dans un pays où l'Etat peut intercepter l'identifiant et le mot de passe d'un internaute et le stocker par la suite ? Voila comment un régime totalitaire fait glisser l'île Maurice vers un point de non retour.

Mais qui est le fameux Dick Ng Sui Wa ?

Liberté d'expression à l'île Maurice : la dérive dangereuse de l'ICTA

Dick Ng Sui Wa veut mettre un bâillon aux rédactions de presse 

A lire également : Paul Lismore : Je m'appelle Dick...

 

Samedi 24 Avril 2021

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