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Société

L'île Maurice veut censurer les réseaux sociaux et les services de messagerie


Rédigé par E. Moris le Lundi 19 Avril 2021

L'île n'a jamais était aussi proche de l'implosion avec des lois scélérates et d'abus de pouvoir. Le pays est devenu le refuge des criminels en col blanc où une certaine mafia s'est installée s'ingérant au plus haut sommet de l'Etat.



"We can't breath" ! Chaque jour qui passe depuis l'arrivée au pouvoir du clan Jugnauth de père en fils, le pays connaît des soubresauts anti-démocratiques.

Blacklistée par l'Union européenne pour blanchiment d'argent et financement du terrorisme, pointée du doigt par des instituts internationales concernant la répression du régime sur les citoyens et la liberté d'expression, la révolution se fait via le numérique. Les pages sur les réseaux sociaux se sont multipliées entre responsabilité et conviction citoyenne. D'où une prise de contrôle sur les voix dissidentes. La nouvelle tentative de l'ICTA de bâillonner les internautes est une nouvelle étape que la dictature s'installe à Maurice.

Le contrôle des médias

Le 2 avril 2021, l'IBA a doublé les frais de licence des radios privées, quand ce ne sont pas des tentatives d'intimidation envers les membres de la presse. Ce qui a amené des milliers de mauriciens à descendre dans la rue pour dénoncer l'oppression du régime au pouvoir.

Le contrôle de l'opposition à l'Assemblée nationalen

La nomination politique du Speaker Sooroojdev Phokeer, ancien campaign manager du Premier ministre lors des dernières législatives en dit long sur l'impartialité de ce dernier. La présentation de trois motions avec sa complicité par le Premier ministre, Pravind Jugnauth demandant que les députés Paul Bérenger, Rajesh Bhagwan et Arvin Boolell soient suspendus pendant tout ce qui reste de la session, c’est-à-dire toutes les séances qui auront lieu jusqu’aux prochaines législatives, à moins que les trois ne présentent des excuses humiliantes alors qu'ils n'ont pas outrepassé leurs droits en posant des questions légitimes, ne fait qu'user de ses prérogatives pour plaire au régime au pouvoir.

Le contrôle des réseaux sociaux

Le Premier ministre, Pravind Jugnauth et le gouvernement, sont régulièrement ciblés par les internautes. Les scandales politico-financiers suscitent indignation et colère. L’Information and Communication Technologies Authority (ICTA) à travers son chairman, l'avocat Dick Ng Sui Wa, a proposé dans une consultation avec le public, de censurer les réseaux sociaux et les services de messagerie, comme WhatsApp, Messenger et Telegram.

Liberté d'expression à l'île Maurice : la dérive dangereuse de l'ICTA

Les contenus sur les réseaux sociaux et messageries pourront être décryptés, analysés, stockés ou encore censurés par l’instance régulatrice des Tics. L’Icta sera en mesure d’en retirer du contenu, voire même de bloquer des comptes ou des pages. 

Dick Ng Sui Wa veut mettre un bâillon aux rédactions de presse 

Un National Digital Ethics Committee (NDEC) aura pour tâche d’analyser les contenus, puis une Technical Enforcement Unit se chargera de supprimer ceux qui posent problème et de bloquer éventuellement les comptes concernés. 

La résistance s'organise avec une pétition citoyenne en ligne. Cliquez sur le lien pour de plus amples informations.

Lundi 19 Avril 2021

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