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Société

L'arrivée de Badhain le «outsider», offre un nouveau souffle à l'opposition


Rédigé par E. Moris le Vendredi 29 Janvier 2021



Les dirigeants des trois partis de l’opposition (Ptr-PSMD-MMM) se sont enfin décidés à l'accepter après un bizutage politique en règle.

Le Reform Party intègre ainsi de plain pied le regroupement de l’opposition. Son leader, Roshi Bhadain sera une des composantes du regroupement de l’opposition qui briguera les suffrages aux prochaines élections mais d'abord devant les municipales.

On sait très bien qu’il n’y avait pas de hasard, lorsque Rajesh Bhagwan, député mauve, qui n’écartait pas l’option Bhadain dans cette nouvelle coalition, déclarait « Letemps ava faire so travail. »  En entrant dans la cour des grands, Badhain offre ainsi un nouveau souffle aux partis politiques dits "traditionnels". Le souffle de la dernière chance diront certaines mauvaises langues.

Un bizutage réussi

Ce rite destiner à faciliter l'intégration des nouveaux-venus dans une formation n'est pas nouveau. Il faut faire ses preuves. Au sujet de l'ancien ministre de la Bonne gouvernance, politiquement, il ne valait pas grand-chose. Mais dans les faits, c’est un emmerdeur de première. Et, pour le gouvernement, un abcès aux fesses qui rend la position assise difficile.

En tout cas, il a le sens de la formule. Un brin sarcastique maniant l'humour avec dextérité, le leader du Reform Party est devenu très populaire au fil du temps, un personnage qui marque par ses traits d'esprit et le sens de la formule. Après sa traversée du désert lors de sa démission du gouvernement Jugnauth et les élections partielles à Quatre-Bornes, c'est sur les réseaux sociaux, qu'il a fidélisé ses "followers".

Badhain a compris, avant les autres, l'importance de communiquer et de s'installer dans le paysage numérique. Ses courtes vidéos en créole, lui donnant l'occasion de s'exprimer en temps réel sur l'actualité.

Avocat de profession, il aurait été un excellent journaliste d'investigation. Lorsqu'il était ministre, il avait prit l'habitude de convier les journalistes autour d'un verre ou une séance de vapotage, pour leur remettre des dossiers épineux sur les personnes à "abattre", politiquement. Depuis, il est son propre rédacteur en chef. 

Badhain en veut à beaucoup de monde, et surtout ceux qui l'ont trahi

Les membres du gouvernement en font les frais. Celui qui avait surnommé l'équipe dans l'ombre du Premier ministre "Lakwisin", va jusqu'à leur déclarer la guerre après ses révélations dans l'affaire Angus Road. "C'est une persécution de la Kwizinn, zot finn mette la main dans nik mouss zonn sane fois là"

D'emblée, il a annoncé que cette campagne de persécution, ne lui fait pas peur, bien au contraire. Roshi Badhain est depuis "l'ennemi public n°1" du gouvernement avec son entrée dans le panel d'avocats des "Avengers" dans l'affaire Kistnen. Qu'il fasse désormais partie de l'opposition, voila de quoi donner donner des cauchemars aux conseillers du Premier ministre...

Vendredi 29 Janvier 2021

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