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Société

Journée de la femme : le jour où les hommes politiques ont raté l'occasion de se taire


Rédigé par E. Moris le Dimanche 8 Mars 2020

Et, comme toutes les années précédentes, sous tous les gouvernements possibles et imaginables, l’on a eu droit aux mêmes discours creux.



Ce dimanche 8 mars, lors de la Journée internationale de la femme tout le monde a souhaité prendre la parole. Le chef du gouvernement n'a pas dérogé à la règle. Au pouvoir depuis plus de six ans, c'était la même chanson cette année :

«La sécurité des femmes est l'une de mes priorités»

Les chiffres affolent le compteur, pourtant la réaction reste la même. Pravind Jugnauth se déclare "révolté" par les violences faites aux femmes dans la société, et ceci malgré la hausse des féminicides dans le pays.

Pravind Jugnauth dérape avec des propos à caractère sexuels lors du meeting du 1er mai.

Il demande aux femmes de dénoncer leurs agresseurs pour que les autorités puissent les aider...sauf que dans la plupart des cas, les femmes trouvent le courage de le faire mais il n'y a aucun suivi pour les protéger de leurs bourreaux.

Selon lui, le projet Safe City a permis de grandes avancées dans les enquêtes criminelles. Il semble oublier que les caméras de surveillance arrivent déjà trop tard sur une scène de crime. Et avoue son impuissance à faire respecter la loi pour protéger les femmes, d'où un comité qu'il préside lui-même...depuis hier.

Et de conclure : «Nou pa kapav ziss koze me donn lexamp. En tant ki Premier minis monn touzour montre respe pou tifi ek madam». «Enn misié ki fer violans lor enn madam, li pa enn imin. Li desan nivo enn zanimo.»

La Rédaction de ZINFOS MORIS met à la disposition de ses lecteurs le blockbuster lors de la campagne électorale : La "braguette ouverte", un film recommandé par Jugnauth père et fils.


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