Politique

Ivan Collendavelloo qualifie de « voyeurisme» la déclaration des avoirs

Samedi 18 Janvier 2020

Lors d'une cérémonie au cours de laquelle il a été fait citoyen d’honneur des villes soeurs Beau-Bassin/Rose-Hill, hier, vendredi 17 janvier, le Premier ministre par intérim a fait une déclaration surprenante concernant la déclaration des avoirs des élus par l'Icac.

Ivan Collendavelloo « certaines personnes se sont laissées aller au voyeurisme ».

Si le Premier ministre adjoint affirme qu’il est important pour la population de savoir ce que possèdent, ou pas, les députés mais qu'il est également important d’observer l’évolution de leurs avoirs au cours de leur parcours politique. Notons que le vice-Premier ministre n’a déclaré que deux véhicules, une Volkswagen Golf et une Audi Q3. Ivan Collendavelloo, c’est connu, n’aime pas trop les japonaises (les marques de véhicules). Il dit aussi avoir contracté un prêt auprès de la SICOM.

A cette soirée, plusieurs personnalités ont reçu la citoyenneté d’honneur des villes soeurs : Fazila Jeewa-Daureeawoo, le père Gérard Sullivan, Achagar Soondarajen Maistry, Anil Gayan, Jean Alain Aliphon, Gurudutt Moher (à titre posthume) et Chan Ton Youn Li Kwong Wing (à titre posthume).

Rappelons à Ivan Collendavello que l'ensemble des avoirs des élus n’a pas été communiqué car les provisions de l’Article 7 sont limitées, selon le directeur général de l'Independent Commission Against Corruption (Icac), Navin Beekarry.

Le DG de l'Icac affirme que, selon la Declaration of Assets Act, l’obligation de divulguer ces informations au public «est limitée car elle définit quels sont les biens qui peuvent être divulgués ou pas». 

« Noune bizin pran bann deklarasion ki sak dimunn inn fer, etudie zot ek lerla transpoz tou bann asset ki dapre la lwa gagn drwa diskloz dan la press», explique-t-il.

A noter que c'est la première fois à Maurice, que les biens des députés ont été partiellement rendus publics par l’Icac. 




 

Rédigé par E. Moris le Samedi 18 Janvier 2020

Nouveau commentaire :

Règles communautaires

Nous rappelons qu’aucun commentaire profane, raciste, sexiste, homophobe, obscène, relatif à l’intolérance religieuse, à la haine ou comportant des propos incendiaires ne sera toléré. Le droit à la liberté d’expression est important, mais il doit être exercé dans les limites légales de la discussion. Tout commentaire qui ne respecte pas ces critères sera supprimé sans préavis.