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Société

[Humeur] Le gouvernement veut faire taire les "grandes gueules" sur les réseaux sociaux


Rédigé par E. Moris le Samedi 25 Juillet 2020



En 50 ans, les espoirs de la jeunesse ont beaucoup changé, leur expressions également. 50 ans plus tard, la bâtisseurs d'hier ne sont plus les mêmes. Les rêves sont finis, il faut se battre. 

S'il y a donc encore de l'espoir sur le plan de l'épanouissement personnel, une autre forme de réussite qui n'est pas forcément matérielle ou financière, ce n'est plus le cas dans la politique.

Nous entendons tous les jours des histoires de viol, meurtre, femme battue, brûlée, étranglée, des scandales à la pelle et la corruption à un niveau très élevée dans toutes les institutions. Pendant ce temps, le gouvernement a trouvé comme priorité de faire arrêter toutes les "grandes gueules" sur les réseaux sociaux.

Personne n'échappe à la traque aux sorcières. Un ancien ambassadeur, une ancienne secrétaire chargée de la communication de l'ex-présidente, des citoyens connus pour leur lutte dans la "vérité qui dérange"... la presse n'est pas non plus épargnée.

En déclarant la guerre, le petit soldat Pravind, est face à une armée invisible. 

Il faudra pourtant se faire une raison, à Maurice, personne n'est prêt à se laisser intimider par qui que ce soit, encore moins par un régime oppressif. Il faudra aussi compter sur ces gens de l'ombre, des lanceurs d'alerte prêts à agir dès lors que certaines lignes rouges sont franchies. 

Au final, qui a peur de ce soulèvement populaire ?

Quand on s'amuse à restreindre la liberté des citoyens en tentant de les museler, c'est que le gouvernement a évalué, qu'il y un danger pour lui. Les vaines gesticulations de Lakwisin pour opprimer et faire régner un climat de peur en menant des opérations conjointes des ministres pour porter plaintes au CCID, font l'effet inverse. Des personnes très influentes font circuler des documents officiels, en dépit de l’opération « Fer Per ».

La volonté du gouvernement de recourir à l'arme de la loi Gobin contre les internautes et de la police contre les médias, en dit long sur les méthodes répressives de la politique de ce gouvernement.

Les opérations de la police, commandées par le nouveau patron du CCID, Heman Jangi, qui est sorti de sa retraite pour faire tomber les têtes récalcitrantes dans le régime de dictature du fils Jugnauth, connaîtront probablement le même type de résultat, tout comme les différentes accusations qui furent portées contre l’ancien Premier ministre Navin Ramgoolam. Beaucoup de bruits basés sur pas grand chose au niveau de la loi.

Jangi a tort, ce n'est pas en procédant à la saisie des ordinateurs et des documents, dont le but est de mettre un frein à toute fuite d’informations de la part des fonctionnaires vers des médias et des partis politiques, que le robinet arrêtera de fuiter. Ce n'est pas en débarquant avec dix policiers chez une internautes aux petites heures du matin, sous les ordres d'une girouette politique, que les voix se tairont.

Il faudra aussi désormais compter sur l'alliance éventuelle entre le PMSD, le MMM et le PTr. Qu'on le veuille ou non, c'est la pire crainte de Pravind Jugnauth qui se concrétise. Il a réussi l'exploit d'unir les pires ennemis contre lui. Et tous ceux qui n'ont pas voté pour lui, soit plus de 60% des Mauriciens.

 


 


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