International

Football Leaks : Manchester City a fait rémunérer Roberto Mancini via des sociétés offshore mauriciens

Jeudi 8 Novembre 2018

Nouvelle révélation issue des Football Leaks. Pour contourner les règles du fair-play financier, Manchester City a fait rémunérer Roberto Mancini, son ancien coach, via des sociétés offshore basées à l'île Maurice.


Football Leaks : Manchester City a fait rémunérer Roberto Mancini via des sociétés offshore mauriciens
Vendredi soir, le réseau European Investigative Collaborations (EIC), regroupant des médias d'investigation européens comme Mediapart, publiait les premières conclusions de la deuxième fournée des Football Leaks, synthèse de l'analyse de millions de documents confidentiels ayant trait aux secrets du monde du football.

Propriété du cheikh d'Abu Dhabi, Mansour bin Zayed al-Nayhan, Manchester City a, selon des documents Football Leaks mis en place un stratagème qui lui a permis de rémunérer en partie son entraîneur de 2009 à 2013 par des voies détournées.

Une part du salaire de Roberto Mancini, actuel sélectionneur de l'Italie, était facturée par des sociétés (Sparkleglow puis IIS) basées sur l'île Maurice au club d'Al Jazira (Abu Dhabi), également propriété du cheikh.

La transaction transitait par la Barclays, une banque dont le cheikh est un actionnaire.

Pour justifier ces factures, il était mentionné des prestations de «conseils sur des questions relatives au football» réalisées par les sociétés Sparkleglow ou IIS derrière lesquelles se cachait Mancini, et dont le chiffre d'affaires a atteint 3,6 M€ en 2011 et 3,3 M€ en 2012.

Sparkleglow Holdings Ltd, avait un permis de Global Business Company de catégorie 2 le 17 décembre 2009. Cette société à ce jour n'existe plus.

Manchester City a procédé de la sorte pour alléger sa masse salariale et présenter ainsi des comptes en règle aux yeux du fair-play financier. 

Source: Journal italien L'Espresso.

Rédigé par E. Moris le Jeudi 8 Novembre 2018

Nouveau commentaire :

Règles communautaires

Nous rappelons qu’aucun commentaire profane, raciste, sexiste, homophobe, obscène, relatif à l’intolérance religieuse, à la haine ou comportant des propos incendiaires ne sera toléré. Le droit à la liberté d’expression est important, mais il doit être exercé dans les limites légales de la discussion. Tout commentaire qui ne respecte pas ces critères sera supprimé sans préavis.