Un autre regard

[Exclusivité] Harish Chundunsing : ses mémoires de la presse

Mercredi 19 Septembre 2018

Harish Chundunsing est l'un des tôliers du journalisme d'investigation à Maurice, il a officié dans plusieurs rédactions, du Mauricien jusqu'au Matinal. Il a formé ou contribué à la formation de toute une génération de journalistes.


[Exclusivité] Harish Chundunsing : ses mémoires de la presse
Ci-dessous, le portrait qu'il dresse d'un de ses confrères.

Même quand ses employeurs lui confient enfin le poste de rédacteur en chef, Patrick Michel reste un reporter, davantage à la chasse qu’au poste de pilotage. Cela vaut à ce sexagénaire d’être, dans la presse mauricienne, le doyen des coureurs de nouvelles.

L’homme se présente presque toujours en jeans ou khaki pants, son calepin glissé dans sa poche arrière, la démarche chaloupée, faisant teenager, si ce n’est gavroche ; le ton gouailleur lorsqu’il lance quelque chose aux rares confrères avec lesquels il est on speaking terms. Et cet homme est dangereux.

Dangereux pour les rédactions qu’il gangrène, les journaux qu’il expose au soupçon, l’opinion publique qu’il dévoie. 

A l’express, comme au Mauricien par la suite, Patrick Michel n’a eu de cesse de faire croire qu’il était essentiel. Quand le conseil d’administration de La Sentinelle Ltée prit la décision, en 1996, de limoger Michel – rédacteur en chef depuis la démission d’Yvan Martial, le board demanda au nouveau directeur général, Jean Claude de l’Estrac, quand il pensait pouvoir faire apparaître l’Express à nouveau.

Les membres du board étaient convaincus que, sans Michel, il leur faudrait quelques jours pour relancer la production et être à nouveau aux points de vente. Implicitement, le board reconnaissait qu’il était pris en otage. Mais de l’Estrac avait anticipé certains risques. Il avait, entre autres, fait faire des copies des templates des diverses pages du journal…

A son retour à La Sentinelle, fin 1995, de l’Estrac comprit très rapidement que Michel était en mode de combat. La première fois que le nouveau directeur pénétra dans le bureau de son rédacteur en chef, il vit une guitare, accrochée au mur. L’ancien député de Stanley/Rose-Hill comprit très vite à quoi cela faisait référence : avant les élections de 1987, un journal alors très proche de Vishnu Lutchmeenaraidoo, Le Défi de James Clency Hurry, l’avait accusé d’être impliqué dans le trafic de drogue, complice d’un trafiquant notoire connu comme Ayoub La Guitare.

A la même époque, avant la mise à pied de Michel, lorsque de l’Estrac décida de signer un premier éditorial en tant que directeur, il le remit tout naturellement à son rédacteur en chef. A sa grande surprise, le lendemain, après avoir parcouru l’express, de l’Estrac conclut que Michel ne l’avait pas publié. Invité à s’expliquer, le rédacteur en chef répondit que le papier avait bien été publié. Mais non pas, fallait-il comprendre, aux emplacements habituels des éditoriaux. L’article du directeur général de la publication avait été mis en page à la rubrique BP 247, soit celle des courriers de lecteurs. 

C’est en 1981 que Patrick Michel, jusque-là recrue anonyme de la rédaction de la rue Brown-Séquard, fit son breakthrough journalistique, grâce aux fuites de questionnaires du School Certificate.

Trois ans plus tard, quand le Dr Forget quitta l’express, la rédaction en chef fut confiée à Yvan Martial. Homme cultivé, passionné d’histoire et admirateur déclaré des grands hommes de principe, Martial n’avait ni la personnalité de Philippe Forget, ni sa force de caractère.

Les chaussures du « docteur » étaient manifestement trop grandes pour lui. Mais il était mondain, son épouse et lui assistaient à presque tous les cocktails et dîners auxquels ils étaient invités. En laissant à Michel le soin de produire le journal. Martial se contentait de pondre un éditorial hebdomadaire kilométrique les dimanches.

Rédacteur en chef de facto de l’express, Michel débarquait au journal très tôt le matin, avant 7 heures. Il scrutait les dépêches étrangères et planifiait sa journée. Puisqu’il faut rendre unto Cæsar what is Cæsar’s, de même que give the Devil his due, il faut bien reconnaître qu’il avait toujours une réelle avance sur les autres journalistes, bon nombre de ses collègues étant plus fonctionnaires qu’autre chose. Ils étaient assez contents de n’avoir pas à fournir de gros efforts face à un Michel prêt à tout s’accaparer dans le journal. 

Notre homme avait aussi su baliser ses paramètres.

La plupart des séquences etaient sous son contrôle, tributaire des contacts qu’il entretenait…
L’économie : on ne touche pas. C’est ainsi qu’il barrait souvent la une de l’Express avec les négociations Banque-Mondiale-Maurice sur le Structural Adjustment Loan, donnant ainsi une épaisseur à l’Express face aux autres journaux et journalistes.

Partick Michel était aidé en cela par Ada Chellapermal, auojurdhui haut cadre aux Finances et très proche collaborateur du secrétaire financier, Dev Manraj. Chellapermal ne jure que par Michel.
Il y a des enteprises que ses autres collègues n’avaient pas le droit de toucher, pour ne pas subir son courroux.

Il avait une fois rabroué Marie-Annick Savripène parce que, selon lui, elle incommodait ses amis d’Air Mauritius. Patrick Michel était un franc tireur. Il était un journaliiste-banian. Rien ne devait pousser sous lui ou autour de lui.

Il n’avait pas d’amis a l’Express. Le seul, Jean Joseph Permal, qui s’était top approché de lui s’est brûlé les ailes comme Icare !

Patrick Michel avait été récompensé, par une promotion, après les élections de 1991. Il devint rédacteur en chef adjoint. Aussi, quand Yvan Martial démissiona de l’Express en 1996, après l’arrivée de Jean Claude de l‘Estrac, Michel fut le choix automatique pour la rédaction en chef.

Michel au poste occupé dix ans plus tôt par le Dr Forget, ce dernier un des plus grands éditorialistes de toute l’histoire de la presse mauricienne ! Un premier éditorial de Patrick Michel parut concluant. Il semble qu’il n’y en eut point d’autre.

Mais ce n’est pas l’incapacité de Michel d’écrire élégamment qui mit fin à ses années d’intrigues à la rue Brown-Séquard. C’est davantage la cohabitation avec de l’Estrac, difficile, douloureuse même, qui finit par priver Michel de son crédit auprès de ses employeurs. 

Quand un jour JCL convoque Michel à son bureau pour lui demander de jeter un coup d’œil sur le CV d’Anne Robet qu’il voulait recruter pour animer la séquence Economie, Michel lui jette le papier à la figure avec pour commmentaire : « Huh, sa ki pou fer ar sa ? »

On n’humilie pas JCL. Il a un ego très fort. Michel l’apprendra à ses dépens lorsque JCL va avec une motion devant le conseil de direction. C’est soit Michel, soit lui, à l’Express.

JCL se retirera de la réunion pour laisser les membres délibérer sur sa motion. Le conseil de direction tranchera en faveur de JCL.
Le board lui demandera cependant quand, estimait-il, il pourrait faire paraître à nouveau l’Express, après le limogeage et le départ du si essentiel Michel.
JCL prendra le pari de publier l’Express dès le lendemain. Il avait sécurisé le système informatique du journal avant de lancer son ultimatum au board.

C’est Philippe Forget jr qui fut chargé par le conseil de direction de la délicate mission d’’annoncer la mauvaise nouvelle à Michel.
Ce dernier entre dans un accès de colère et menacera Forget en ces termes : « Toi, mo pour bril to cartes ». Michel pouvait être un butor.

En effet, il l’était. Il s’était bagarré, échangeant des coups avec Edgar Adolphe, le production manager de La Sentinelle. De surcroît actionnaire et directeur de la compagnie !

Au Mauricien, il avait aussi giflé Kendy Mungra alors que ce dernier, aujourd’hui à la MBC, était affecté à la séquence faits divers du Mauricien.

Il quittera l’Express. Mais il gagnera son procès en appel à la Cour suprême pour renvoi injustifié. Il avait auparavant été débouté par la Cour industrielle. Il reçut une compensation avoisinant les Rs 3 millions.

Pendant sa traversée du désert, de courte durée, il avait recu un ‘’assignment’ spécial d’un de ses bons contacts, sir Harry Tirvengadum, alors PDG d’Air Mauritius.

Il fut payé non pas officiellement mais de fonds provenant de la caisse noire gérée par le tandem Tirvengadum-Gerard Tyack.

Ayant très mal digéré son limogeage, Michel était devenu le pourfendeur de l’Express .
Je l’avais croisé une fois, alors qu’il quittait le bureau de Manou Bhenick, en 1996. Ce dernier était ministre des Finances. 

Je rentrais dans le bureau de Bheenick immédiatement après la sortie de Michel.
Bheenick me dit : « Trouvé ki sane-la ti vinne guette moi la ? Li pe raconte moi inpe ce ki l’Express pe fer contre gouvernman ».
La rencontre avait été organisée par un cadre du ministère du Développement économique réputé très proche du nouveau ministre des Finances.

Le sniper débarque !

Michel verra la lumière au bout du tunnel quelques semaines après. Il est repêché comme chroniqueur sportif par Week-End.

C’était en effet une “back door entry” au sein des bureaux du Mauricien. Mais le loup n’en était pas moins dans la bergerie. La rédaction en chef du Mauricien avait été confiée depuis janvier 1996 à Gilbert Ahnee. En prenant ses fonctions, Ahnee avait entrepris une certaine mise en ordre de la rédaction, notamment en se débarrassant de certains black sheep, à l’instar de Dharmanand Dhooarika. Mais à peine avait-il pris en main son équipe qu’il reçut un cadeau empoisonné.

Pendant de longues années, le groupe de la rue St-Georges était apparu à Michel comme principal concurrent, un adversaire même. En arrivant au groupe Le Mauricien, il comprit qu’il devait adopter un profil bas. Il fut une recrue très docile de la rédaction sportive de Week-End. Ceux qui connaissaient l’homme étaient surpris, se disant qu’il ne tarderait pas à tenter de se faire remarquer à la fois par les lecteurs et la direction du journal.

Après quelques mois, il passa de Week-End au Mauricien. Très vite il se mit à braconner sur les territoires de tous ses collègues, même celui de feu Koomara Venkatasamy, Crime Reporter attitré du journal !

Une des premieres nouvelles qu’il fit publier par Le Mauricien en 1996 était qu’au fiinal Nash Mallam-Hasham ne serait pas nommé PDG d’Air Mauritius en remplacement de sir Harry Tirvengadum qui avait demissioné pour prendre la direction d’Air Afrique.
La nouvelle de Michel était dénuée de tout fondement.
L’Express sous ma plume maintint que Nash Malllam-Hasham serait le prochain PDG de la compagnie nationale d’aviation.
J’avais été encouragé par JCL qui, lui, trouvait là une douce revanche sur son ancien rédacteur en chef, devenu ennemi juré.

Patrick Michel est un spécialiste de la médisance. Dénigrer gratuitement, salir sans raison, ce sont les seuls bonheurs qu’on lui connaît. 
Quand il se brouille avec vous, il utilise sa plume et son journal pour vous descendre en flammes !
Il est aussi un fabulateur comme pas deux.


Quand éclata l’affaire Amsterdam, il était le lead reporter sur cette affaire à l’Express.
Cela lui valut une interdiction d’accès aux casernes centrales de Bhimsen Kowlessur, alors CP. Michel avait mal rapporté les propos de Kowlessur. Ce dernier s’était fait remonter les bretelles par SAJ, lors d’une fonction aux casernes, le jour où avait paru l’article en question.

Dans le cadre de l’affaire Amsterdam, à chaque fois que Michel - en une trentaine d’occasions - se référait à l’un des protagonistes indiens de l’affaire, Anthony Miranda, il le désignait comme un quinquagénaire chauve.
Or, quand Chabeelall Seewoosurun, alors ASP, et Mahen Gopalsing, alors inspecteur à la National Intelligence Unit, revinrent d’une mission en Inde, il rapportèrent des photos de Miranda. Il arborait une belle chevelure. Il n’était pas chauve !

Michel invente des noms de code de sonorité militaire. Ils n’existent que dans sa tête : Operation lakaz lerwa lion ou encore Operation daylight robbery ne sont que les fruit de son imagination trop fertile. Sans parler de cet ajout de la lettre « h » dans les surtitres de l’affaire Rawat, BAI devenant B(H)AI. Calembour facile ou provocation communale ? 

De temps en temps, il peut vous aligner des expressions en Anglais pour essayer de faire bonne impression. Ou quand il ne sait pas ce que cela veut dire exactement et qu’il n’a pas le goût de chercher. Il vous lancera ainsi : une multi-pronged strategy a été dégagée ou encore que telle stratégie est « full proof » alors que le mot approprié est foolproof. 

Michel est un caractériel. (Il a la mèche courte ???? Kya hai ji ?)
Jerôme Boulle, alors l’un des dirigeants du RMM, avait eu un apercu de son bezer caractère en novembrre 1995, après le vote sur l’amendement connstiitutionnel sur les langues orientales.
Il s’en etait pris au diigeant du RMM qui était resté pantois !

Michel et Moi

Nous avons toujours eu des rapports tumultueux. Il était à l’Express et moi au Sun et on se battait pour des exclusivités. Tant et si bien qu’il m’est arrivé un jour de lui lancer un défi, afin de savoir lequel d’entre nous deux annoncerait la composition du comité d’enquête qui serait mis en place pour se pencher sur le cas des 38 polciers suspendus dans le sillage des révélations du témoin vedette Raffick Peerbaccus. Cela devant la commision Rault sur la drogue en novembe 1986.
Le defi avait été lancé dans le bureau de Nando Bodha, alors attaché de presse de sir Anerood Jugnauth.
Je l’emportais.

La commission fut présidée par le juge Ariranga Pillay. Il avait pour assesseurs les ex-PS Sumodhee et Jacques Rosalie.
Lorsque j’acceptais d’être redéployé du Mag à l’Express, Mchel en prit ombrage. Il se lança alors dans une campagne insidieuse et calomnieuse me visant.

Ainsi au cours d’une céremonie à l’hôtel du gouvernement, lors de la vsite de Nelson Mndela, il approcha Shyama Soondur, alors ma collègue, pour lui faire la révélation suivante : « Chundunsing est un espion de la NIU ».

Cette invention a été répandue ailleurs, dite à d’autres personnes au sein de la profession. 
Il m’avait vu bavardant plus tôt avec feu Bushan Nandy, alors conseiller en matière de sécurité !
Mais le plus vicieux croc en jambe qu’il me fit, ce fut lors de la réception après la pestation de serment de Kailash Purryag. Navin Ramgoolam qui était d’une humeur massacrante ce jour-là me prit à part. Nous avons eu une discussion très animée. Michel observait l’échange d’une distance de quelque 50 mètre.

Le lendemain, il barra la une de Week-End du titre : Bhuckory et Chundunsing rabroués par le PM !

Il n’avait pas assité à la conversation. Comme à son habitude, il n’avait parlé à aucun des protagonistes de l’événement rapporté, il n’avait parlé ni à Ramgoolam, ni a moi. Mais il se permettait de titrer que j’avais été rabroué ! C’est ça Patrick Michel. Un spécialiste des coups de jarnac journalistiques !

Exit Ahnee 

Gilbert Ahnee pourrait bien regretter d’avoir un jour, dans un éditorial, défendu Patrick Michel, lorsque Michel avait été mis en cause dans l’affaire Air Mauritius. 
Patrick Michel a grandement contribué au départ de Ahnee du Mauricien.

Apres avoir tissé patiemment sa toile d’araignée au sein de la rédaction du Mauricien, surtout après avoir acquis le soutien inconditionnel du No 2 de la compagnie, Bernard Delaître, Michel avait commencé a contrôler un journal au sein du journal.
Il faisait fi de Ahnee
Il boycottait carrément la conférence de rédaction.
Il avait pris un bureau à l’étage, où seules ses créatures se rendaient, d’où il opérait avec la complicité de feu Daniel Marie, le secrétaire de rédaction technique dont il était arrivé à obtenir tout ce qu’il souhaitait. Avec ce contact, il pouvait, à la dernière minute, provoquer l’arrivée d’un texte sur le réseau-serveur, bousculant le sommaire déjà établi. Cela évidemment dans le dos du rédacteur en chef qui découvrait des faits accomplis, parce qu’il n’était pas tenu au courant, lors du briefing pour la page une, de ce qui était prévu par la rédaction parallèle. 

Le réseau serveur aussi était devenu une arme de combat – ou plutôt de délation – pour Michel. Il donnait des titres très codés à se fichiers destinés à publication, inventant toutes sortes de formules vulgaires, visant parfois la vie privée de ses collègues. 

N’étant pas en mesure d’imposer son autorité à Michel et à ses complices, Ahnee se retrouvait menacé de perdre toute autorité. Ce qu’il arrivait à obtenir, les rubriques qu’il arrivait à maintenir, il l’obtenait uniquement de ceux qui l’estimaient mais la chaîne normale d’autorité avait été brisée. Finalement, son autorité ainsi minée, Ahnee a préféré claquer la porte. 

Avec la complicité bienveillante de Bernard Delaître, le neveu de Jacques Rivet et adjoint au directeur du groupe Le Mauricien, Patrick Michel poursuivit son chemin. Il est maintenant au Mauricien ce qu’il était à l’Express : le banian ! En sachant qu’il l’est aussi à Week-End.

Entre temps, le tirage du Mauricien s’est engagé dans une chute libre que rien ne semble arrêter. Le ballon d’oxygène apporté par le groupe Axys n’a pu jusqu’ici stopper l’hémmorragie !

Delaître et Rivet ne semblent pas bien fiers de leur choix pour s’asseoir dans « le fauteuil de Raoul Rivet », formule souvent appliquée au poste de rédacteur en chef du Mauricien.

La preuve est la suivante : la nomination de Michel à ce poste a été annoncée de la manière la plus discrète qui soit, la plus minimale aussi : dans une légende de photo de la visite de l’ambassadeur de France à leur journal. Par ailleurs, même après cette annonce à la sauvette, le nom du responsable de la rédaction n’a pas figuré dans le pavé du journal.

 

Rédigé par Harish Chundunsing le Mercredi 19 Septembre 2018

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