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Société

Droit de manifester : toujours une liberté à l'île Maurice?


Rédigé par E. Moris le Dimanche 18 Octobre 2020



L’exercice d’un droit remis en question par les agissements délibérés et mal avisés de la police. On se croirait dans les pays enclin à des dictateurs au pouvoir.

Pour la quatrième fois, la police a dit non à Bruneau Laurette. L'activiste social ne pourra tenir de manifestation dans la circonscription du Premier ministre au no 8. Entre le travailleur social et la police, ce n’est pas le grand amour. Ni petit non plus ! La raison invoquée est que la fête Divali sera célébrée le 14 novembre mais que les préparations débutent dès le 1er novembre. Ainsi, la police conseille à Bruneau Laurette de repousser la date de sa manifestation. Sauf que, preuve du contraire la fête de Divali se déroule plutôt à la nuit tombée et non en pleine journée.

De ce fait, et de son bon droit, Bruneau Laurette va contester le refus de la police en cour suprême, car entretemps, le gouvernement a annoncé la tenue des élections villageoises le 22 novembre. Rappelons que ses demandes pour une manifestation devant l’Icac, devant la MBC et devant la résidence de Pravind Jugnauth ont toutes été refusées par la police.

Y-aurait-il une stratégie pour étouffer avec l'aide de la police, les mouvements contestataires?

Rappelons que la popularité du Premier ministre est dans une courbe vertigineuse, un an à peine après une élection contestée.

Esseulé, vilipendé pour sa mauvaise gestion des affaires de l'Etat, la rue réclame son départ. Des milliers de manifestants dont dénoncé dans une manifestation pacifique les inégalités sociales, la corruption et un régime perçu comme de plus en plus autoritaire. L’île Maurice s’ajoute à une liste longue de pays en ébullition, animée par la colère citoyenne.

 


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