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Société

Cybercime Unit : Que fera le zélé inspecteur Bundhoo contre les "pyromanes" au sein du gouvernement ?


Rédigé par E. Moris le Mardi 4 Juin 2019

La Cybercrime Unit s'est enfin décidé à s’attaquer aux commentaires haineux sur les réseaux sociaux en mettant sur pied une cellule spéciale pour "traquer" les personnes qui publient des photos et vidéos inadéquates sur les réseaux sociaux (Facebook, YouTube, WhatsApp, Instagram et Snapchat).



Des publications qui pourraient "nuire à l’harmonie du pays ou encore inciter à la haine raciale". 

L’inspecteur Robin Bundhoo attire l’attention du public sur le fait que ce délit est punissable par la loi, selon la section 28 de la Judicial Legal Provision Act de 2018. Les contrevenants sont passibles d’amendes pouvant aller jusqu’à Rs 100,000 à chaque publication et une peine n'excédant pas 20 ans de prison aux « pyromanes ».

Selon l'inspecteur zélé, des arrestations sont imminentes à la suite de la publication de certaines vidéos. Il avance qu’un simple « Like », ou un partage, de même qu’inclure des images à controverse sur un « Tweet » peuvent être considérés comme un délit. L’article 282 du Code Civil qui a été amendé il y a peu, fait provision pour un délit d'incitation à la haine raciale.

Mieux, il affirme que ceux qui propagent la haine raciale ne bénéficieront pas de liberté conditionnelle, après leur arrestation ; ils resteront en détention jusqu’à la fin de l’enquête policière. 

Si l'intention est louable, elle pose cependant des questions qu'elles sont les critères pour sanctionner ? Sur quelle appréciation ce délit est punissable ? Nous invitons cet inspecteur zélé et son équipe de se pencher sur quelques dossiers portée à la connaissance de tous.

Javed Meetoo, un prédicateur radical connu des autorités mauriciennes et de la cellule anti terrorisme, continue les provocations à outrance envers l'Etat mauricien. Il suffit de visiter sa page sur les réseaux sociaux, pour s'apercevoir qu'il méprise les minorités et les personnes les plus fragiles du pays tout comme il continue de prôner son idéologie de la charia et vouloir son état islamique à Maurice ! 

L'ex vice-Premier ministre, ex ministre du Logement et des Terres Showkutally Soodhun quand il ne menace pas de mort un leader politique, s'est distingué lors d’une réunion à son bureau. Il avait rencontré des habitants qui s'opposaient à la construction de logements sociaux et qui avaient exprimé leurs craintes de voir une augmentation de la criminalité dans leur quartier.   

Cette rencontre a été enregistrée en caméra cachée. On voit et entend Soodhun qui n’aurait rien trouvé de mieux que de rebondir sur leurs propos à fort relent communal et sectaire. Il fait la promesse que les "Kréols" ne bénéficieront pas de ces logements sociaux, les associant à la prolifération de la drogue et de la prostitution. Un raccourci court et facile. Malgré la solidarité con-fraternelle des membres du gouvernement, il avait dû démissionner.  

Pravind Jugnauth : «Mo ti koné zot pou al ékrir insanité lor mir mosquée».  Si une enquête concernant les vandalismes dans différentes mosquées de l'île est en cours, la question se pose. Comment un Premier ministre qui semble être au courant, ne prend aucune sanction à ce jour ? 

Plus grave, Pravind Jugnauth accuse et parle de complicité entre un politicien et un «enn dimounn dan enn zournal », en vue de semer la division communale. Il était allé encore plus loin dans ses accusations : « A Rivière-du-Rempart, j’avais dénoncé quelqu'un d'un parti politique 'ki ti pe al casse kalimaye'. Je l’avais dit publiquement. Ces mêmes manœuvres sont à l’œuvre».   

Pour rappel, lors d’un congrès du Mouvement socialiste militant (MSM) à Rivière-du-rempart le 26 octobre 2018, Pravind Jugnauth avait proféré de graves allégations   et accusé le parti travailliste d’être derrière la profanation d’un kalimaye à Triolet.   

Que fera l'inspecteur face à tant d'éléments d'enquête ? Affaire à suivre...

Mardi 4 Juin 2019

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