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Société

Covid-19 : comment les mafia ont profité de la pandémie à l'île Maurice


Rédigé par E. Moris le Mercredi 9 Décembre 2020

Trafic de drogue, blanchiment d'argent, infiltration dans les institutions et organismes de l'Etat, les mafias ont profité de la crise du Covid-19 pour étendre leur empire : non, nous ne sommes pas en Sicile mais à l'île Maurice.



Le coronavirus a fait naître une nouvelle tendance, le juteux business des masques de protection respiratoire, des solutions hydroalcooliques, des kits tests et des médicaments antiviraux. La propagation rapide du virus ont poussé de nombreux gouvernements à se battre dans "l'urgence" pour des ventilateurs, des EPI et des kits de test. Dans la panique, certains ont vu une opportunité de profit.

C'est ainsi que la pandémie Covid-19 a fait bien des heureux à Maurice. Surtout les proches du pouvoir qui ont bénéficié d’alléchants contrats pour la fourniture d’équipements de protection. Certains se sont frotté les mains avec l’argent du peuple. Tout cela, sur le chapitre de la procédure d’urgence.

Au drame sanitaire et à ses répercussions sur l'économie du pays, s'ajoute la menace mafieuse qui, dans le chaos du Covid-19, cherchent à étendre leur emprise. 

La crise s'est transformée en opportunité, profitant aux mafias qui ont de l'argent à investir dans une économie à genoux. La pandémie a stoppé l'activité de beaucoup de secteurs économiques, mais pas celle de la mafia. Le trafic de drogue a continué, les fraudes aussi. Des clans mafieux ont cherché à constituer des sociétés pour obtenir des fonds d'aide à la reprise économique, tout en rachetant des entreprises qui sont au point mort. Et personne ne demande d'où vient leur argent.  

Hôtellerie, restauration, immobilier, BTP, transport, agriculture, évènementielle, santé

Les députés de l'opposition n'ont eu de cesse de mettre sur le tapis le dessous du business de la Covid-19 à Maurice. En juillet, l’opposition a attiré l’attention sur des contrats pour l’approvisionnement en médicaments, masques et respirateurs artificiels durant le confinement qui ont été alloués, sans passer par les procédures normales d’appels d’offres, à des entreprises qui ne sont pas du domaine médical, ceci sous la houlette de deux ministères : le commerce et la santé. 

La mort d'un agent du MSM

Le contrat de nettoyage de la State Trading Corporation (STC) qui tombe sous la tutelle du ministère du Commerce de Yogida Sawmynaden a fait surface dans l’affaire Kistnen. L’agent du MSM aurait participé à un appel d'offres avec la promesse de toucher de l'argent, jusqu'à qu'il se rend compte d'avoir été berné et de vouloir tout dénoncer. En retour, Soopramanien Kistnen a trouvé la mort dans des circonstances troublantes.

Les 50 respirateurs artificiels au coût de Rs 476 millions toujours hors service
 

Mercredi 9 Décembre 2020

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