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Société

Covid-19 Bill : La résistance avec Rajen, Jack, Ashok, Navin et les autres


Rédigé par E. Moris le Mercredi 13 Mai 2020



On aurait pu faire une parodie de la chanson « Ivan, Boris et moi », de Marie Laforêt. Les partisans des droits humains, tels qu’ils se définissent eux-mêmes et tels qu’on pourrait les définir, montrent leur désaccord sur le Covid-19 Bill et le Quarantine Bill.

Pour Rajen Narsinghen, prof de droit à l’Université de Maurice, ils sont purement et simplement anti-démocratiques et anti-droits humains.

Il participait à un débat live sur la plateforme smartcitizens. Les deux projets de loi, selon Rajen Narsinghen, sont non seulement liberticides mais va permettre au gouvernement de se servir allègrement dans les réserves de la Banque de Maurice… sans même se laver les mains au préalable. 

Jack Bizlall est une autre voix à s’élever contre les deux projets de loi, surtout le Covid-19 Bill.

Le président de l'Observatoire de la démocratie demande carrément un débat avant que le projet de loi ne soit introduit au Parlement. En clair : un débat public avant le débat parlementaire. Il a adressé une lettre ouverte au Premier ministre pour dire que c’est une loi qui tue la démocratie et va à l’encontre des droits humains. 

Navin Ramgoolam s’en  donne à cœur joie lui-aussi.

« Nous nous dirigeons vers une dictature », a-t-il déclaré sur une radio privée mardi. Pour le leader du PTr, les Mauriciens se rendent compte aujourd’hui à quel point les Jugnauth sont dangereux, précise-t-il. Et il va jusqu’à se demander pourquoi le gouvernement amende des législations qui n’ont rien à voir avec la crise sanitaire. Pour lui, l’intention est claire. Le gouvernement Jugnauth veut confisquer certains droits des Mauriciens. Pour lui, la situation est dangereuse. 

Et pour une fois, Ashok Subron est d’accord avec Navin Ramgoolam.

C’était assez rare pour être souligné ! Le syndicaliste estime lui-aussi que le pays se dirige vers une dictature. Le terme qu’il a choisi sur une radio privée est bien trouvé. « Nous entrons dans une spirale totalitaire et dictatoriale », affirme-t-il. D’autant, souligne-t-il, que le pays s’approche dangereusement de la banqueroute.


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