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Politique

Cité dans le scandale de la Centrale de St-Louis, le gouvernement invite Paul Bérenger à démissionner


Rédigé par E. Moris le Samedi 27 Juin 2020



La Banque africaine de développement a publié une liste de noms qui auraient bénéficié de largesses de l'entreprise danoise BWSC dans le dossier de corruption concernant les travaux de modernisation de la centrale électrique de Saint-Louis.

L'un d'eux, Ivan Collendavelloo, ministre de l'Énergie de l'île Maurice, n°2 du gouvernement, a été révoqué, le jeudi 25 juin 2020 pour son implication présumée dans ce scandale de pots-de-vin.

Il n'est pas le seul homme politique, dont le nom apparaît dans le rapport de la Banque africaine de développement. Il est également question de Paul Bérenger, le leader du MMM.

Ces révélations, et pour cause ont eu l'effet d'une bombe, sept mois seulement après les élections législatives. Démis de ses fonctions par le président de la République, à la demande du Premier ministre, Ivan Collendavelloo réclame pour sa part la présomption d'innocence. 

Selon le rapport de l'Office of Integrity and Anti-Corruption de la BAD, concernant les allégations de corruption entourant le projet d'installation de quatre turbines et d'aménagement à la centrale thermique de St-Louis, « les conclusions sont très sérieuses », a déclaré le Premier ministre. 

La réaction du leader du MMM, Paul Bérenger cité dans ce scandale était très attendue.

Pour lui, c’est une tentative de traîner des gens dans la boue ! « Ivan Collendavelloo et Pravind Jugnauth ont cité mon nom. Mais qui va les croire dans mon cas ? Dans le cas de Collendavelloo, il y a pire ! »

Paul Bérenger soutient que personne ne va croire qu’il est impliqué, d’une certaine façon ou d’une autre, dans cette histoire.

Le leader du MMM a souligné que tout au long de l’affaire de la Centrale St Louis, le MMM a réclamé la démission de Collendavelloo et l’institution d’une commission d’enquête, présidée par un juge. 

Scandale de la Central de Saint-Louis, le cas de Bérenger intrigue

Les ministres Lesjongard, Gobin et Hurreeram étaient en conférence de presse hier vendredi. Le moins qu'on puisse dire en les écoutant, c'était un procès en bonne et dû forme contre Paul Bérenger, qu'ils invitent d'ailleurs à prendre ses responsabilités.

Et se demandant perfidement si mardi prochain au parlement, l'opposition demandera la démission de Paul Béranger, comme ce fut le cas pour Ivan Collendavelloo.


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