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Société

Centrale de Saint-Louis : Qui au sein de l’administration mauricienne a eu la patte graissée par la firme BWSC ?


Rédigé par E. Moris le Mardi 9 Juin 2020

Une firme épinglée par la Banque africaine de développement pour mauvaises pratiques et c’est la tempête à Maurice sur le Central Electricity Board et le ministère des Services publics de Collendavelloo.



Tout commence par un rapport de la BAD critique envers Burmeister & Wain Scandinavian Contractor. 

Le rapport dit, en substance, que des preuves ont été apportées montant que Burmeister & Wain, aurait « récompensé financièrement des membres de l’administration mauricienne et d’autres, à travers l’intermédiaire de tierces personnes, pour obtenir des informations confidentielles relatives à l’appel d’offres ».

De ce fait, la firme Burmeister & Wain Scandinavian Contractor a pu, grâce à ces informations, avoir un avantage compétitif sur ses compétiteurs, selon le rapport de la Banque africaine de développement. Précisions que l’appel d’offres concerne la centrale de Saint Louis. 

Suite à ce rapport, la compagnie danoise Burmeister & Wain Scandinavian Contractor a été interdite de proposer ses services pour des projets financés par l’African Development Bank pendant 21 mois. C’est en 2014 et 2015 que les pratiques frauduleuses, dénoncées par la BAD, ont été effectuées. La firme a accepté une période d’exclusion de 21 mois comme sanction. 

Signature de l'accord entre BWSC et le CEB
Signature de l'accord entre BWSC et le CEB
La question est de savoir qui Burmeister & Wain Scandinavian Contractor a-t-il graissé la patte ? 

Rappelons que c’est le 2 mars 2016 que le contrat entre la firme danoise Burmeister and Wain Scandinavian Contractor et le Central Electricity Board pour l’installation de quatre moteurs de 17 MW a été signé. 

Le projet est financé par la BAD à hauteur de Rs 4,3 milliards. Les travaux sur le site de Saint-Louis devraient durer 18 mois à compter de la date où le CEB donnera le feu vert aux hommes de BWSC. 

Le CEB dans tous ses états

Depuis que l’affaire a éclaté, le Central Electricity Board est dans tous ses états. Le chairman, Seety Naidoo, a réuni le conseil d’administration ce matin. Il reconnaît que l’affaire est grave, mais dans ses déclarations de presse, il dit qu’il ne faut pas aller trop vite. Il tente de faire valoir que l’affaire a éclaté en 2014 et 2014, insinuant que le gouvernement n’a pris le pouvoir qu’en décembre 2014. 

Reste à savoir ce que la BAD entend précisément avec l’administration  mauricienne. Est-ce le CEB lui-même ? Ou alors le ministère des Services publics par le biais d'Ivan Collendavelloo ? Un mélange des deux peut-être ? 

Pour l’instant, ce n’est qu’un feu de brousse. Mais il peut rapidement se transformer en feu de prairie et en gigantesque incendie.


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