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Justice

Ça va faire mal : Burrenchobay conteste la nomination de Boyramboli


Rédigé par E. Moris le Mardi 14 Septembre 2021



Attention danger ! C’est mieux qu’un coup de pied dans la fourmilière. C’est un affrontement entre deux éléphants dans les arcanes du pouvoir. Mais ce combat aura le mérite d’immiscer la cour suprême dans les nominations opaques et douteuses au sein de la fonction publique.

Asha Devi Burrenchobay est une empêcheuse de tourner en rond. Ses détracteurs soutiennent que ce n’est pas évident de travailler avec elle. Ceux qui l’apprécient disent qu’elle est une no-non-sense woman et qu’elle ne se laisse pas marcher sur les pieds… même par un ministre. C’est la raison pour laquelle, dit-on, qu’elle elle a, ces derniers temps, travaillé soit dans des ministères nécessitant des compétences pointues soit avec des ministres qui ont une certaine trempe.

Bojrazsingh Boyramboli, de son côté, est…disons qu’il applique consciencieusement la politique du gouvernement. C’est Boyramboli qui a été secretary for public service. Ce que conteste Burrenchobay.

Elle a ainsi logé une demande de révision judiciaire de cette décision arguant qu’elle est injuste, discriminatoire et illégale. Elle soutient que dans la hiérarchie, elle est avant Boyramboli. Elle affirme aussi qu’elle est le/la Senior Chief Executive ayant le plus d’expérience, soit 34 ans de service. Boyramboli occupait ce titre comme elle avant sa nomination.

La plainte d’Asha Burrenchobay, rédigée par l’ancienne responsable des avoués du Parquet, Me Feroza Moolna, est dirigée contre le Premier ministre en premier lieu. La plaignante affirme que c’est lui qui procède à la nomination. Elle affirme qu’elle ne sait pas s’il y a eu des rapports défavorables à son encontre. La plainte est aussi dirigée contre la Public Service Commission, qui est chargé d’appliquer les procédures pour cette nomination. Enfin, elle est aussi dirigée contre Boyramboli. Et pour cause ! Si l’action va jusqu’au bout, doit-on s’attendre à des commentaires de la cour suprême aussi durs que dans le récent cas où un homme bardé de diplômes n’a pas été embauché comme chargé de cours au détriment d’une jeune femme moins qualifiée ?

Mardi 14 Septembre 2021

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