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Politique

Boolell accuse Bundhun et Hyperpharm d’avoir livré des médicaments sous-standard à la Santé


Rédigé par E. Moris le Lundi 15 Juin 2020

La tranche consacrée à la Private Notice Question a été mouvementée, marquée par l’expulsion notamment par l’expulsion du leader de l’opposition, son refus de quitter son siège, la suspension de la séance par le Speaker et une reprise où Arvin Boolell était toujours à son siège mais plus calme.



Ce qui est ressorti de la tranche de la PNQ, c’est les nombreuses allégations faites par le leader de l’opposition.

Arvin Boolell a déclaré que des médicaments qui ne sont pas de qualité et qui ne sont pas aux normes ont été livrés par la compagnie Hyperpharm à des hôpitaux par le biais d’appels d’offres effectués dans l’urgence. 

La PNQ était axée sur l’achat de médicaments. Ce qui a permis au ministre, dans sa réponse liminaire, d’expliquer qu’à aucun moment, le pays ne s’est retrouvé en situation de pénurie de médicament. Il a cependant indiqué qu’il existe des appels d’offres urgents effectués au niveau des hôpitaux. Depuis mars, sous cette procédure, le pays a acheté pour Rs 93,6 millions de médicaments. 

Le leader de l’opposition, qui avait nombre de documents confidentiels à l’appui, a alors allégué que dans un cas, l’offre de Hyperpharm Ltd, qui appartient à Arvind Bundhun de Saint Pierre, a été rejetée par le comité d’évaluation d’un hôpital mais malgré tout considérée après intervention d’en haut.

À quoi le ministre de la Santé a évoqué une « certaine confusion » dans la tête du leader de l’opposition. Et d’insister que pas un seul médicament n’a pas été fourni par la compagnie.
 
Le leader de l’opposition avait un autre joker en main.

S’appuyant sur d’autres documents, il a évoqué une autre situation où des médicaments qui ne sont pas aux normes et qui ne sont pas de bonne qualité ont été achetés par le ministère auprès de Hyperpharm Ltd.

Le leader de l’opposition s’est appuyé sur un document signé par le secrétaire permanent du ministère de la Santé évoquant l’intention de la compagnie de profiter d’un vol de rapatriement de l’Inde pour importer de nouveaux médicaments qui, eux, seraient de qualité requise. 

Revirement de situation ! Le ministre de la Santé a reconnu qu’une enquête est en cours sur cette affaire, mais qu’à ce stade il est difficile de déterminer si c’est le fabricant ou le distributeur qui est responsable de la situation. 

À une autre question, Arvin Boolell a fait des commentaires, puis a lancé au Speaker : « Allez vous asseoir ! » Sooroojdev Phokeer l’a alors expulsé, avant de suspendre la séance car Arvin Boolell ne voulait pas quitter son siège. 

Durant la suspension, les deux hommes se sont expliqués et à la reprise, Arvin Boolell a présenté des excuses de façon détournée.


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