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Opinion

[Billet d'humeur] L'un creuse un trou, l'autre applaudit


Rédigé par E. Moris le Vendredi 10 Décembre 2021



@ GIS Mauritius
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L'année politique se termine comme elle avait commencé, avec le sens du ridicule. Des "mesurettes" pour endiguer la pandémie, des opérations "premiers coups de pioche" à défaut des "koup riban", comme à Alma pour la construction de la première phase du Verdun bypass, au coût de quelque Rs 320 millions.

Conspué et esseulé, Pravind Jugnauth continue péniblement de peaufiner son image dans l'espoir d'une reconquête auprès de l'opinion publique. Malheureusement, bien qu'il soit né un 24 décembre, le miracle de Noël tant attendu semble encore une fois lui échapper. Et pourtant, ce n'est pas faute de vouloir tout contrôler en s'érigeant comme un véritable petit dictateur.

Alors que ce vendredi 10 décembre, le leader de l'opposition Xaxier-Luc Duval a révélé un nouveau scandale pharmaceutique sous l'Emergency Procurement, où une compagnie de sécurité vient de rafler un contrat de Molnupiravir pour un prix exorbitant, attardons nous sur Yogida Sawmynaden, qui avait fait profiter à son "amie d'enfance" de juteux contrats en pleine pandémie. 

En cette fin d'année, où le pays traverse toujours une vague violente de coronavirus, Pravind Jugnauth, fait la tournée des chefs dans sa circonscription n°8 en long et en large comme lors d'une campagne électorale flanqué de ses colistiers Yogida Sawmynaden et Leela Devi Dhookun.

L'ancien ministre du Commerce, en "congé" politique est collé aux basques du Premier ministre, qui a "foul konfians". Ces adeptes des temples en tout genre doivent désormais ne compter que sur des opérations "fouille trou", vu que les associations socioculturelles ne peuvent accueillir du public. Une bénédiction en soi. 

Mais personne n'est dupe, les sorties ne sont qu'une parade. Les casseroles de Sawmynaden ont marqué les esprits. Bien qu'entre-temps, Yogida s'offre le luxe de rester accrocher à son fauteuil de député, bien trop malin pour céder à quiconque ses privilèges. 

Rappelons que c'est un contrat de nettoyage de la State Trading Corporation (STC) qui tombe sous la tutelle du ministère du Commerce de Yogida Sawmynaden qui a fait surface dans l’affaire Kistnen. L’agent du MSM aurait participé à un appel d'offres avec la promesse de toucher de l'argent, jusqu'à qu'il se rend compte d'avoir été berné et de vouloir tout dénoncer. En retour, Soopramanien Kistnen a trouvé la mort dans des circonstances troublantes. Depuis, c'est une véritable boîte de Pandore. Les révélations en cour démontrent les failles du système et la corruption qui sévit dans chaque organisme d'Etat.

@ GIS Mauritius
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Vendredi 10 Décembre 2021