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Opinion

[Billet d'Humeur] Pravind mon grand, on va droit dans le mur !


Rédigé par E. Moris le Mardi 14 Septembre 2021



On sait qu'il n'est pas évident de gérer le pays en l'absence de votre père, disparu il y a peu, vous laissant orphelin. Pourtant mon grand, il va bien falloir faire quelque chose. Ce n'est pas votre armée de "souceurs maillots" agrippée à votre fond de culotte qui nous mènera à bon port. Nous avons un problème Pravind, selon votre propre aveu "le pays est à genoux" !

Si officiellement, tout est prêt pour accueillir les touristes au 1er octobre dans ce petit coin de paradis, les voyants sont au rouge comme avant un crash d'avion. En effet, le pays connait une résurgence violente et brutale de nouveaux cas du Covid-19 malgré la campagne de vaccinations et des conditions sanitaires estimées très strictes.

Votre adversaire politique, en l'occurrence Navin Ramgoolam, est en exode médicale en Inde. Il a appliqué l'adage de feu votre paternel : "kan bato coulé, mo napa kouyon, mo sauve mo la vie". Personne ne peut lui donner tort alors que les hôpitaux sont saturés, les respirateurs artificiels rares et le cimetière où on enterre les victimes du coronavirus plein. 

Pra20, vous êtes né sous une bonne étoile, et aviez pourtant tout pour réussir. Mais comme le petit Jésus né un 24 décembre, nous avons bien peur que le peuple exige un sacrifice. Vous attirez les emmerdes comme une pluie tropicale. Tout semble vous échappez. On ne parle pas ici que de la gestion de la crise sanitaire, il faudrait 3 tomes pour l'introduction. Entre vos propres déboires avec la justice, les commissions d'enquêtes qui s'alignent comme des planètes. Y'a des ondes gravitationnelles qui tourbillonnent.

Face aux successions de gaffes, bourdes, crises sociales, scandales et autres joyeusetés, on doit vous reconnaitre l'esprit de Coubertin. "L'important n'est pas de gagner mais de participer ". Quand il s'agit des classements, le pays est souvent en haut du podium. Liste rouge, noire, grise. Ce sont les Cinquante Nuances les plus sombres de l'histoire du pays. 

"J'ai besoin qu'on m'aime. Mais personne ne comprend. Ce que j'espère et que j'attends. Qui pourrait me dire qui je suis ? Et j'ai bien peur. Toute ma vie d'être incompris. Car aujourd'hui : je me sens mal aimé". Les paroles de Claude François pourraient vous coller à la peau tant vous êtes mal-aimé.

Malgré vos appels répétés à l'unité de la nation, malgré des conférences de presse de votre exécutif, qui s'avèrent un désastre, où louanges et flatteries sont mis en avant la limite de l'idolâtrie, malgré un recadrage de la communication gouvernementale pour éviter les couacs, c'est la rupture avec le peuple. Rien n'y fait. Personne ne vous fait confiance. 

Vos mensonges répétés et votre manque de réactivité face à un Yogida Sawmynaden de plus en plus empêtré dans une sale histoire ayant pour toile de fond un meurtre, ne font pas honneur au pays. Il est encore temps de se ressaisir, à moins de tous nous propulser droit dans un mur. 

Mardi 14 Septembre 2021