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Politique

Bérenger lance trois défis et une accusation de campagne communale contre le gouvernement


Rédigé par E. Moris le Samedi 27 Juin 2020

Paul Bérenger n’y est pas allé de mainmorte ce matin en conférence de presse. Il s’est dit indigné et dégouté, presque scandalisé, par la « campagne infecte et communale » du gouvernement à son endroit dans le cadre de l’affaire de la Centrale St Louis.



Il est tombé à bras raccourcis sur la PPS Tania Diolle qui, dit-il, symbolise cette campagne visant à l’associer au scandale parce que Bertrand Lagesse est impliqué. Tania Diolle, allègue Paul Bérenger, est même allée jusqu’à dire sur une radio que Bertrand Lagesse est le beau-frère du leader du MMM. « Tout le monde sait que mon défunt beau-frère, le mari de ma sœur, était Patrice Lagesse, un avoué dont l’honnêteté ne peut être questionnée. On vient salir sa mémoire. C’est infecte ce que le MSM a fait », a déclaré Paul Bérenger. 

Concernant Bertrand Lagesse, Paul Bérenger a affirmé ne l’avoir rencontré qu’une seule fois à un mariage. C’était, selon lui, il y a 20 à 25 ans de cela. 

Ainsi, Paul Bérenger a adressé trois défis au gouvernement.

D’abord, instituer une commission d’enquête présidée par un juge ou un ancien chef juge, par exemple Keshoe Parsad Matadeen. Deuxièmement, il réclame que tous les noms des intermédiaires impliqués dans ce scandale soient rendus publics. Et troisièmement, il souhaite que tous les documents envoyés par la Banque africaine de développement soient également publiés. 

Paul Bérenger trouve étonnant qu’alors que la Banque africaine de développement a réclamé que le document soit traité dans la confidentialité, le gouvernement et le MSM l’utilise pour une campagne visant à la traîner dans la boue.

Il dit s’étonner aussi que sa démission du Parlement soit réclamée, alors que celle d’Ivan Collendavelloo, qui a été révoqué, ne l’est pas ! Bérenger confirme qu'il ne compte pas démissioner.

Sur l’affaire Hyperpharm, Paul Bérenger a réitéré son appel pour l’institution d’un Select Committee.

D’autant, a-t-il précisé, qu’une grosse somme, Rs 1,2 milliard, est mentionné. Mais étonnant, Paul Bérenger a presque dédouanné Kailesh Jugutpal. « Je ne dis pas que le ministre de la Santé est coupable. Je dis simplement que c’est dans son intérêt de venir avec ce select committee. Même s’il a commis quelques fautes et a même induit l’Assemblée nationale en erreur. Cependant, il est venu reconnaître qu’il avait tort », a souligné le leader du MMM. 

Paul Bérenger a aussi évoqué l’inclusion de Maurice sur la liste noire de l’Union européenne et la liste grise des Nations unies. Pour lui, c’est bien de venir avec une loi, mais il affirme que les vrais responsables de cette situation sont l’Icac, la Financial Services Commission, la Financial Intelligence Unit et l’Adsu. 

Enfin, concernant la motion de blâme contre le Speaker, Paul Bérenger a déclaré que Sooroojdev Phokeer « mérite davantage qu’une seule ». Il s’insurge contre le fait que le Speaker n’ait « pas eu la décence de l’inscrire à l’ordre du jour » mardi prochain. Il a annoncé que les trois partis de l’opposition vont se consulter à ce sujet durant le week-end.


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