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Société

Avocat agressé, propos stupides de Boojhawon et Bissessur en redresseur de justice


Rédigé par E. Moris le Jeudi 26 Novembre 2020



Commençons par le pire ! L’avocat Hishaam Oozeer a été agressé devant le poste de police de Rose-Belle mardi vers 21 heures.

Il était accompagné d’autres avocats, tels que Nadeem Hyderkhan et Arshaad Inder. Ils se sont rendus au bureau de la CID pour demander l’autorisation de rencontrer leur client, Hashim Hyderkhan. Me Hishaam Oozeer allègue que des personnes présentes ont tenu des propos virulents et il s’est fait agresser par des individus en civil, qu’il pense être des policiers. Il a porté plainte. Il soutient avoir reçu des coups au visage et à la tête et même avoir été projeté au sol et roué à coups de pied.

Est-ce que cette agression a un lien avec des propos de l’inspecteur Jaylall Boojhawon ?

En tout cas, le président de la Police Officers Solidarity Union, qui était assez discret ces derniers temps, a publié : « Je me demande qui seront les avocats qui vont défendre ces criminels ? » Des propos stupides, il va de soi. Que les trois ou quatre malfrats aient fait quelque chose de grave, c’est un fait. Qu’ils méritent une punition, cela va de soi ! Mais qu’on les prive du droit d’être représenté/défendu par un avocat, c’est un déni de justice. 

Tout prévenu a le droit d’être représenté par un homme de loi. L’inspecteur Jaylall Boojhawon devrait le savoir.

Car c’est un fait qu’il était lui-même représenté par des avocats lorsqu’il a été « injustement » (selon ses mots) persécuté par l’ancienne direction de la police. Ce qui vaut pour lui ne devrait-il pas valoir pour les autres ? 

Les mots de la raison sont venus de l’avocat Akil Bissessur

Ce dernier dans une longue réponse a rappelé que les « judges rules » stipulent que tout prévenu à droit à une représentation. Il a aussi soutenu que c’est enfreindre le code d’éthique des avocats que de refuser de représenter un client. Et Akil Bissessur souligne que la police mauricienne est atteinte du syndrome de la confession. 

On peut comprendre que les policiers soient sous le choc. Ce drame montre les dangers inhérents à leur job. Il expose leur vulnérabilité. Mais si des policiers chargés de faire respecter la loi se laissent aller et demandent que des prévenus soient privés d’un de leurs droits les plus élémentaires, il n’y a plus qu’à tirer l’échelle. 

Certes, l’inspecteur Jaylall Boojhawon n’est pas connu pour être dans la modération. Mais voilà le résultat à force de donner priorité à la téléréalité !

Jeudi 26 Novembre 2020


1.Posté par Caro le 26/11/2020 15:58
Si on va par ces chemeins boueux, quel avocat osera défendre le premier ministres pour ces délits, multiples, corruption et blanchiment d argent

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