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International

Au nom de la sécurité nationale, l’Inde s’attaque aux VPN


Rédigé par E. Moris le Dimanche 7 Août 2022

Une lettre écrite peut être interceptée et lue, une conversation par téléphone écoutée.



Depuis le 28 juin 2022, au nom de la lutte contre les crimes en ligne et de la "sécurité nationale", le gouvernement indien oblige désormais toutes les entreprises de VPN à récolter et stocker les informations personnelles (nom, adresse, IP, motif d'utilisation...) de leurs utilisateurs pendant cinq ans minimum, voire plus, et à les mettre à disposition des autorités en cas de requête.

Les VPN, conçus pour naviguer sur Internet anonymement avec une position géographique fictive grâce à des serveurs externes sont autorisés dans les démocraties du monde, mais sont en revanche honnis des régimes autoritaires : la Chine, la Russie, la Biélorussie ou la Corée du Nord en sont les principaux exemples. Comme le rapportent Libération ainsi que Radio France internationale (RFI), la décision du gouvernement indien a été prise au nom de la lutte contre les crimes en ligne et de la "sécurité nationale". "Si un incident ou un crime est rapporté, les fournisseurs d'accès ont l'obligation d'indiquer qui a utilisé ce serveur", a prévenu Rajeev Chandrasekhar, le ministre délégué aux Nouvelles technologies. Pour cet ingénieur interrogé par Libération, "la restriction des VPN est hypocrite" dans la mesure où elle "n'empêchera pas l'essentiel des attaques en ligne, mais lance un message selon lequel tous les Indiens sont suspects de commettre ces crimes, et chercheraient à se cacher pour le faire." 

 

Ces nouvelles restrictions de l'anonymat en ligne inquiètent les journalistes, militants des droits humains ou environnementaux. Souvent utilisés pour contourner la censure nationale, les VPN peuvent gêner le gouvernement car ils permettent aux journalistes d'enquêter de manière anonyme. Comme le relève RFI, Devesh Kumar, analyste de données et journaliste pour le site The Wire, a révélé que le parti au pouvoir du BJP (un parti nationaliste hindou) avait créé le logiciel Tek Fog, qui manipulait les tendances des réseaux sociaux et orchestrait des campagnes de haine en ligne.  

Le réseau social Twitter a par ailleurs déposé plainte contre l'Etat indien le 5 juillet car ce dernier lui a ordonné de retirer des centaines de messages et d'effacer 1474 comptes ces derniers mois, sans justification légale selon la société. New Delhi a en effet durci les règles qui encadrent les réseaux sociaux. Comme le rapporte Libération, dès l'annonce du gouvernement indien, les entreprises de VPN comme NordVPN et ExpressVPN ont condamné ces nouvelles restrictions et ont fermé leurs serveurs dans le pays afin de ne pas avoir à collaborer avec les autorités. 

Dimanche 7 Août 2022


1.Posté par Caro le 07/08/2022 09:31
Et bien voilà nous y sommes arrivés …bande d abrutis !!!!

2.Posté par Chatwa le 07/08/2022 11:41
Bé sa mem Pinok 19 anvi faire ici. Little Maudit, ti Crétin kroir ki avek sa, li pou conne tout, li pou sirveille tou morisiens sirtou so banne adversers politiques.
Mé little Modi finne vinne little Maudit ki pou alle la geole dan pa lontemp. Lady Macbeth capav alle ar li si li oulé à moin ki li préfère joinne Chéri Singh dan pisinne.

3.Posté par pharma le 07/08/2022 17:04
C’est exactement comme ouvrir un courrier privé reçu par la poste, le copier, l’archiver et ensuite le laisser à son destinataire… !

4.Posté par Gaius Appuleius Dioclès le 07/08/2022 23:12
Modi le père de Pravind.

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