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[Angleterre] Procès devant la justice d'une Mauricienne enceinte de 8 mois tuée par son ex-mari

Dimanche 21 Avril 2019

Sana Muhammad, une jeune femme enceinte a été sauvagement assassinée le 12 novembre 2018 à son domicile à Ilford dans la banlieue de Londres (Angleterre). Elle a été attaquée à l'arbalète et a reçu une flèche dans le haut de l'abdomen. Le projectile a évité le bébé de la victime de quelques centimètres à peine.


Sana Muhammad avait 35 ans. Elle est morte sur la table d'opération alors que le corps médical avait décidé de pratiquer une césarienne en urgence pour tenter de sauver le bébé. 

C'est un petit garçon prénommé Ibrahim qui est né dans des circonstances particulièrement violentes et avec quatre semaines d'avance. 

La trentenaire était déjà maman de cinq enfants quand elle a été tuée. Ses trois aînés de 12, 15 et 17 ans étaient d'ailleurs à ses côtés au moment de l'attaque à l'arbalète. 

Imtiaz, son mari et père du bébé, était également présent. Il allait ranger un carton dans la remise quand il a aperçu le suspect, arbalète chargée, en train de viser sa maison. Il a hurlé en courant vers sa femme mais celle-ci n'a pas eu le temps de se mettre à l'abri. 

"Il lui a tiré dessus. Je ne peux pas m'empêcher de penser qu'elle a pris une flèche qui m'était destinée. Les enfants ont tout vu. C'était vraiment horrible", a témoigné Imtiaz auprès de The Evening Standard. 

Le suspect n'est nul autre que son ex-mari, âgé de 50 ans. Il a été inculpé pour meurtre.

Accusé d'assassinat, Ramanodge Unmathallegadoo a parlé d’un accident devant la cour de Old Bailey à Londres et que le tir n'était pas intentionnel.

Ce Mauricien qui vit en Angleterre soutient qu’il visait les escaliers et pas son ex-femme. Les avocats du Crown Prosecution Service ont quand à eux récuser les arguments du suspect, affirmant que l’accusé avait passé plus d’un an à planifier son acte.

Les motifs de son acte selon Ramadodge Unmathallegadoo devant le jury, vient du fait qu’il était en désaccord avec son ex femme et son nouveau mari qui "forçait" sa fille à se convertir.  Il a déclaré à la cour que la jeune fille de 12 ans avait été forcée "de prier dans la religion islamique et qu'elle ne voulait pas le faire".

"Elle a été forcée de manger des aliments halal et de porter des vêtements non européens", tout en étant empêchée de célébrer Halloween et Noël, a-t-il déclaré.

Lors de l'audience il a affirmé vouloir rapatrier sa fille sur son île natale à l'île Maurice.

Le procès continue.

Rédigé par E. Moris le Dimanche 21 Avril 2019

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