Politique

Ameenah Gurib-Fakim fait faux bond à la commission d'enquête !

Mardi 7 Août 2018

Quatre mois après l’annonce du Premier ministre Pravind Jugnauth sur l’institution d’une commission d’enquête sur Ameenah Gurib-Fakim, la première audition, on le sait, elle le sait, démarrait le lundi 6 août.

Une commission présidée par le Puisne Judge Asraf Ally Caunhye et quelques acolytes du judiciaire.

L'ex-Présidente avait quitté ses fonctions le 23 mars dernier après l’affaire Platinum Card. Ses explications étaient donc très attendues. Sa première audition devait avoir lieu ce jeudi 9 août à 13h30.

Sauf que madame continue la provocation et au lieu d'adopter si ce n'est profil bas du moins son agenda à cette commission diligentée par l'état, afin de faire la lumière sur sa propre commission d'enquête dont les raisons sont encore très floues. Elle est comme à son habitude sur d'autres continents et offre ses conseils et son expertise aux petits et grands de ce monde.

Entre selfie et cartes postales dans des palaces de luxe avec sa dulcinée via Instagram, son avocat Hervé Duval Jr, toujours en vacances à l'étranger semble souffrir du même syndrome que sa cliente.

Il a oublié que celle qui fut la première femme présidente de ce pays était convoquée face à une commission. Une première dans l'histoire de l'île Maurice. Cette convocation si elle n'est en aucun cas un tribunal est très surveillée et suivie par la presse étrangère.

Comment peut-on faire un tel affront au pays et aux instances sur une commission d'enquête créer sur mesure ?

Un pays de je-m'en-foutisme qui commence à mettre à rude épreuve la patience de tous. Monopolisé la Cour suprême, des juges et des sous car nul ne sait encore combien toutes ces mises en scènes vont coûter aux contribuables mauriciens.

Le Premier ministre Pravind Jugnauth a instauré une commission d’enquête sur les circonstances de l’annonce d’une commission d’enquête par Ameenah Gurib-Fakim !

Des enquêtes sur des enquêtes et des commissions sur des commissions d'enquête, ça on sait faire. La commission d'enquête sur la drogue, nous a coûté la bagatelle de Rs 8 millions.

Le scandale AGF, avait commencé avec la colère des étudiants qui allèguent avoir été bernés par le Planet Earth Institute d’Alvaro Sobrinho en novembre 2016. La FSC initie une enquête sur la connexion entre le milliardaire et bellâtre angolais et la présidente de la République Ameenah Gurib Fakim. Cette connexion est discutée au parlement.

L'Express publie un relevé bancaire indiquant des dépenses d’un million de roupies pour l’achat de bijoux et de vêtements. Une carte de crédit utilisée par “inadvertance” une vingtaine de fois selon la principale intéressée. Ce qui allait devenir l’affaire Platinum Card.

Madame Gurib Fakim malgré la pression gouvernementale et du Premier ministre n'a pas cédé à l'appel du pied pour démissionner illico presto. Entre tweets assassins et communiqués sur les réseaux sociaux, madame avait affûté ses armes et monter au créneau. 

Pire. Elle a fait l'affront de résister et de défier le Premier ministre depuis la fin des célébrations officielles des 50 ans d’indépendance dans le scandale Platinum Card.
Mieux. Elle a initié une commission d'enquête pour clarifier l'affaire.


Sauf que Madame ne peut être juge et partie et encore moins jouer avec la Constitution du pays. 

Les mots sont violents et très graves : "complot", "violation de la Constitution", "complicité", "trahison". On se croirait dans un putsch programmé et désamorcé. L'ex résidente du Chateau de Réduit était invitée cordialement à venir témoigner.

Le maître chanteur n'en dira pas plus mais dit détenir des choses graves, très graves. 

Le Premier ministre était le seul à instituer un tribunal, ce qui aurait permis en cas de faute grave établie, qu’Ameenah Gurib Fakim, ne parte avec tous les privilèges. 

Notre Diva s'en est allée sur la pointe des pieds, dans le déshonneur mais pas les poches vides. Pension et allocation lui offrant une retraite dorée à vie.

 Pravind Jugnauth a préféré une commission sur une commission d'enquête et que toutes revendications passent par l'ICAC. Un autre repère de faussaires et de bons à rien.

Depuis, on a eu droit à ses tendres adieux à la nation mauricienne sous forme de message vidéo diffusé sur sa page, dans un vibrant : "L’avenir m’attend"

L'ancienne présidente de la République dit quitter ses fonctions «avec léker gros».

Revenant sur l’affaire Platinum Card, Ameenah Gurib-Fakim affirme n’avoir rien à se reprocher. Confiante que "la vérité éclatera" si jamais une enquête est diligentée sur cette affaire. "Mo reste confiante ki si l'enquête pou fer, la vérité pou éklaté ek mo pou lave mo l'honneur".

Le conseil de la rédaction :

Madame kan inn l'heure pou lave ou l'honneur, napa faire faux bond ! Vinn explik ou kan donne ou l'occazion faire li ! C'est pas ene badinaz enn commission d'enquête !

 

Rédigé par E. Moris le Mardi 7 Août 2018

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