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Politique

Ameenah Gurib-Fakim : « Je n’ai pas démissionné… mais forcée à partir »


Rédigé par E. Moris le Samedi 26 Octobre 2019



C’était une Ameenah Gurib-Fakim quelque peu amère qui était sur le plateau de Top Fm ce matin.

Pourquoi cet entretien ? Lorsqu’on résume ses propos, il y a eu une levée de boucliers de la part des institutions lorsque les relevés bancaires d’un politicien ont été publiés dans la presse alors que dans son cas, tel n’a pas été le cas. 

« Depuis la semaine dernière, je vois une certaine révolte concernant la violation du secret bancaire. J’ai été victime de la violation du secret bancaire, il faut se le rappeler. Par exemple, la Banque de Maurice a émis un communiqué pour dénoncer cette pratique. Pourquoi la BoM n’a-t-elle pas émis de communiqué dans mon cas, alors que j’étais chef de l’État ? Il y a eu un grand silence quand moi j’ai été victime », a déclaré Ameenah Gurib-Fakim au cours de l’émission sur Top Fm. 

L’ancienne présidente de la République est ensuite revenue sur beaucoup de points évoqués notamment lors des auditions de la commission d’enquête présidée par le Senior Puisne Judge Asraf Caunhye.

Ainsi, elle a insisté qu’elle ne savait rien sur les investissements prévus par Alvaro Sobrinho, mais soutient qu’elle a discuté avec lui et Planet Earth Institute « avec la bénédiction » du gouvernement. Elle a d’ailleurs souligné que depuis qu’elle n’est plus présidente, elle n’a plus de contact avec l’homme d’affaires angolais.

A plusieurs reprises, Ameenah Gurib-Fakim a insisté qu’elle n’a pas démissionné de la Présidence, mais qu’elle a été poussée à la démission. Elle a indiqué que n’a rien à se reprocher.

La commission d’enquête qu’elle avait instituée, a-t-elle souligné, c’était « pour éclairer le public ». Elle a aussi déclaré que la Platinium Card n’était pas alimentée par l’argent d’Alvaro Sobrinho, mais de la Fondation Bill et Melinda Gates.  Et en plus, le gouvernement savait que j’utilisais ce fonds pour mes déplacements à l’étranger. 

« Un bon paravent »

Ameenah Gurib-Fakim dit attendre avec impatience les conclusions de la commission d’enquête. Et d’affirmer qu’elle a été « un bon paravent ».

« Mon nom a été proposé parce que je suis une femme, que je suis une scientifique et je suis musulmane, une communauté minoritaire. J’en suis consciente. Et j’ai d’ailleurs dit cela à plusieurs reprises au gouvernement », a-t-elle déclaré. 

Elle a insisté qu’elle n’avait jamais l’intention de démissionner et que les raisons pour lesquelles elle a été poussée à la démission restent obscures.


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