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Société

Air Mauritius : Après le licenciement de 50 pilotes étrangers, au tour du personnel navigant


Rédigé par E. Moris le Lundi 22 Juin 2020



Sattar Hajee Abdoula et Arvindsingh Gokhool, les deux administrateurs chez Air Mauritius manient la hache avec une dextérité à faire pâlir d’envie le bourreau le plus efficace du Moyen Âge.

Les têtes tombent à vitesse grand V au sein d’Air Mauritius. 50 pilotes ont été licenciés. Ils ont obtenu une lettre vendredi dernier dans laquelle il est stipulé que le contrat les liant à Air Mauritius est annulé.

La lettre précise qu’ils peuvent avoir recours au Redundancy Board, mais que la société n’est pas en mesure d’honorer leurs indemnités de départ. Ils toucheront ainsi un mois de salaire et rejoindront la longue liste des créanciers. 

Les pilotes prêts à tous les sacrifices pour sauver Air Mauritius

Mais une question se pose déjà concernant la possibilité des employés étrangers de saisir le Redundancy Board. En tout cas, tous les experts s’accordent sur le fait que les pilotes étrangers ont droit à six mois de leur salaire de base. Mais les administrateurs ont pris le soin de souligner que la compagnie ne peut honorer ses dettes. 

Ces employés ont jusqu’au 30 juin pour retourner leurs laissez-passer et autres objets personnels, comme portables, tablettes, manuels, uniformes...

Mais le couperet va continuer à tomber ! Après les pilotes, ce sera au tour du personnel navigant de passer à la moulinette. Dans leurs cas, outre ceux qui seront licenciés, les autres devront travailler sous de nouvelles conditions. 

De leurs côtés, les syndicats ne restent pas les bras croisés. Réunis en assemblée spéciale samedi, l’Air Mauritius Staff Association a décidé de ne plus respecter l’accord conclu avec les deux administrateurs pour des négociations en vue de la reprise prévue le 1er septembre. La semaine risque d’être mouvementée en ce qui concerne Air Mauritius.



1.Posté par Max le 22/06/2020 19:49
L’avantage d’être un État, tout est possible, ce genre de chose les Réunionnais ne mesurent pas le luxe d’être une région française

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