Menu



Justice

Affaire Bal Kouler : La parole à la défense


Rédigé par E. Moris le Jeudi 28 Octobre 2021



Se faire gauler pour une histoire de poudre de couleur ! Qu’il s’en sorte ou pas, Raj Dayal, qui apparemment entretient toujours des ambitions premier ministérielles, doit aujourd’hui s’en mordre les doigts.

Comment faire confiance à un Premier ministre qui, non seulement, n’a même pas été capable de mener à bien une transaction de poudre de couleur mais, en plus, a été pris la main pleine de couleurs de toutes sortes ? Ce jeudi, ses avocats vont passer à l’attaque. Notons que ce n’est pas la fin de l’affaire.

Ce n’est même pas le début de la fin. C’est plutôt, comme avait trouvé Churchill, « la fin du commencement ». Car l’affaire est axée sur l’authenticité de la bande sonore sur laquelle on entend Raj Dayal faire la proposition indécente à Patrick Soobhany. La défense va attaquer l’authenticité de l’enregistrement. Elle va tenter de prouver qu’il y a eu falsification ou, du moins, manipulation. Cela, afin d’exclure cet élément comme pièce à conviction. Si la défense arrive à ses fins, Dayal aura toutes ses chances d’être blanchi devant la division financière de la cour intermédiaire… À moins que la poursuite n’ait d’autres éléments solides à montrer.

Rappelons que Raj Dayal est accusé de corruption. Plus précisément d’avoir utilisé ses fonctions pour obtenir une gratification sous la forme de 50 sacs de poudre de couleur pour la fête Holi. Cela, en échange d'un permis en 2016. Notons qu’une série de témoins, allant de Patrick Soobhany lui-même à l’ami journaliste Yassin Pohrun, ont témoigné sur la bande sonore. Ce jeudi, à partir de 10 heures, devant les magistrates Naddiyya Dauhoo et Nalini Senevrayar-Cunden, la parole sera à Jacques Panglose et Ravi Rutnah, pour la défense.

Jeudi 28 Octobre 2021

Nouveau commentaire :

Règles communautaires

Nous rappelons qu’aucun commentaire profane, raciste, sexiste, homophobe, obscène, relatif à l’intolérance religieuse, à la haine ou comportant des propos incendiaires ne sera toléré. Le droit à la liberté d’expression est important, mais il doit être exercé dans les limites légales de la discussion. Tout commentaire qui ne respecte pas ces critères sera supprimé sans préavis.