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Société

Accord de pêche Japon-Maurice : Y-a-t-il un risque pour les baleines dans les eaux mauriciennes ?


Rédigé par E. Moris le Lundi 1 Juillet 2019



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Le Japon a relancé officiellement depuis hier lundi, la chasse commerciale à la baleine, actant la décision prise il y a six mois de quitter la Commission baleinière internationale (CBI) et de s'affranchir ainsi d'un moratoire appliqué durant trois décennies.

Si cette annonce crée une certaine stupéfaction à travers le monde, ZINFOS MORIS revient sur l'accord de pêche entre le ministre des Affaires étrangères nippon Massahisa Sato et l'ancien ministre Vishnu Lutchmeenaraidoo, qui à ce jour n'a jamais été rendu public. Si il n'y a rien à cacher, pourquoi entretenir le flou et le doute ?

Maurice a, en effet proposé à l'archipel asiatique un accès à sa Zone économique exclusive (ZEE) et à ses richesses, alors que la crainte instinctive des militants écologistes, lorsque l'on évoque le Japon, reste le sort des baleines.   

"Les Japonais peuvent venir pêcher dans nos eaux. Nous avons demandé au Japon de nous aider à construire un port de pêche qui peut recevoir 18 à 20 bateaux de pêche."

C’est ainsi que le ministre des Affaires étrangères, Vishnu Lutchmeenaraidoo a invité le Pays du Soleil levant dans les eaux mauriciennes, en échange d’un nouveau port et d’un coup de main dans le développement de l’industrie de la pêche. 

Pour essayer de convaincre, l’argument d’une aide économique du Japon est brandi par les autorités. La Japan International Cooperation Agency (JICA), accorde son aide à Maurice, depuis 1980, dans le secteur de la pêche, la gestion des glissements de terrain notamment à Port-Louis, le traitement des eaux usées, la protection côtière, entre autres. 

Au Conseil des ministres, le 5 octobre 2018 face à la polémique, l’accord de pêche entre le Japon et Maurice était à l'ordre du jour. Avec l'intention de noyer le poisson, ils ont ressorti les accords signé en 2000 : la Federation of Japan Tuna Fisheries Cooperative Associations porterait uniquement sur la pêche au thon dans notre Zone économique exclusive. On souligne aussi, qu'en 2017 aucun permis de pêche n’a été émis en faveur des chalutiers nippons et que Maurice est signataire de nombreuses conventions pour la protection des baleines. 

Dans des tentatives d'une communication d'urgence, il est aussi annoncé que Maurice est membre de la Commission baleinière internationale et a pris des mesures pour que ces conventions soient respectées. Et si on avait un doute : «La pêche à la baleine ou à tout autre mammifère marin, même à des fins de recherche et à des fins scientifiques, n'est pas autorisée dans les eaux mauriciennes». 

Pour rappel, le Japon ne pêche pas que des poissons. Le pays asiatique est en effet bien connu pour ses chasses à la baleine. Plus de 350 cétacés auraient été tués l'année dernière depuis le début de la campagne hivernale dans l’Antarctique, sous prétexte notamment de recherche scientifique.  

A noter que la saison des baleines est de nouveau exceptionnelle, elles sillonnent nos eaux de juillet à octobre, en migrant vers le Sud du globe. La Réunion et l'île Maurice sont les rares endroits au monde où, en quelques minutes de bateau, les plaisanciers peuvent observer une baleine et se mettre à l'eau pour nager avec elles.  

Il existe deux sanctuaires dans lesquels la pêche commerciale des baleines est interdite : l’Antarctique et l’océan Indien.  

 



1.Posté par Mazzoleni le 03/07/2019 08:57
La chasse à la baleine est une des pires absurdités de notre époque et il serait tragique qu’une île aussi belle que la vôtre se salisse avec du sang de baleine

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