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Politique

▶️ Quand Sinatambou mélange "sifon lakwisin" et serviettes de table


Rédigé par E. Moris le Lundi 12 Août 2019

L'affaire Sinatambou ressemble à s'y méprendre aux luxueux dîners de François de Rugy aux frais de l’Assemblée nationale en France. L’ancien président du Palais-Bourbon et actuel ministre a assuré que la dizaine de dîners organisés en 2017 et 2018 étaient « liés à l’exercice de sa fonction auprès de la société civile ».



En période de disette budgétaire, la dépense passe mal auprès des Mauriciens. Le dîner "all inclusive" dans un hôtel cinq étoiles fait grincer les dents.

Etienne Sinatambou, pris la main dans le sac, dément comme un beau petit diable. Il a publié ce lundi 12 août sur sa page Facebook une vidéo «réplique aux mensonges de mes détracteurs», dont le seul titre fait frémir... et annonce sans surprise qu'il allait porter plainte.

Le ministre de l’Environnement et de la Sécurité sociale parle de divagations, d’allégations, de diffamation et dit qu’il va porter plainte à la police et poursuivre au civil.

Pour d'autres, la proximité du ministre avec un demandeur de certificat d’Environmental Impact Assessment suffit pour justifier sa mise à pied ou à sa démission.

Qui plus est, l'hôtel a formulé au ministère de l’Environnement pour des travaux d’extension et de rénovation pour la construction d’une nouvelle piscine, la construction d’un bâtiment administratif et l’extension du restaurant La Marée Beach.  

Pour rappel, le 30 juin, Etienne Sinatambou dîne en compagnie de cinq amis à l’hôtel Maritim, à Balaclava. Sur la note du restaurant, un employé écrit «F.O.C», pour Free of Charge. Si Etienne Sinatambou reconnaît ne pas avoir encore réglé la facture à ce jour, le ministre de l’Environnement dit détenir un «Master Account» dans cet établissement. 

Un séjour d’Etienne Sinatambou dans ce même établissement, entre le 11 et 13 septembre 2018, a été effectué avec la mention «Amount To be Absorbed by Hotel».
«Je n’ai ni séjourné ni dîné gratuitement à l’hôtel Maritim. »
Pour le ministre, c’est l’État qui aurait pris en charge les frais de son séjour à l’hôtel en septembre 2018 et qu’il n’aurait rien puisé de sa poche. Doit-on rappeler au ministre, dans la pertinence de ses arguments que l'Etat c'est aussi les contribuables ? Qu'à ce titre, un ministre qui a des privilèges liés à son statut ne peut laisser des factures "write off" ici et là. 
 



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